Travail et emploi : permettre à chacun de vivre de son travail.

Une des promesses républicaines est celle de l’émancipation individuelle et collective. La lutte contre le chômage et le combat pour l’émancipation par le travail et au travail doivent aller de pair et constituer la priorité de notre engagement. L’accès aux qualifications et la montée en compétences en sont la clé principale.

A – DIAGNOSTIC SUR LE TRAVAIL

  • Trop de Français sont prisonniers du chômage.
    La France connaît un chômage de masse. Les jeunes, les séniors et les travailleurs peu qualifiés sont les premières victimes de cette situation.
  • Trop de Français sont prisonniers de la précarité.  Un marché du travail coupé en deux : les salariés qualifiés et les salariés non qualifiés. Beaucoup vive de leur travail mais en vive mal, sans être rémunérés à hauteur de leur mérite, de leurs efforts, de leur implication

B – LES PROPOSITIONS SUR LE TRAVAIL

  • Objectif 1 : un travail plus rémunérateur pour les actifs.

    Faire moins peser la protection sociale sur le travail pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés

    • augmenter le revenu net de chacun, en réduisant les cotisations sociales. Ces mesures seront financées par une hausse de moindre ampleur de la CSG.
    • toute reprise d’emploi doit se traduire par un supplément de revenu conséquent, en augmentant la prime d’activité.
    • l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires sera rétablie.
  • Objectif 2 : un travail moins cher pour l’employeur. 

    Avec des démarches administratives plus simples et un coût du travail réduit pour faciliter l’embauche des salariés moins qualifiés, les entreprises retrouvent les moyens d’investir dans de nouveaux équipements et projets et d’embaucher.

  • Transformer le CICE en allègement permanent de cotisations sociales de 6 points simplifiera la vie des entreprises.
  • Atteindre zéro charge générale au niveau du SMIC facilitera  l’embauche des salariés peu qualifiés .
  • Créer des emplois francs : lorsqu’une entreprise, où qu’elle soit située, embauchera un habitant des quartiers prioritaires de la politique de la ville en CDI, elle bénéficiera d’une prime de 15 000 euros, étalée sur les trois premières années
  • Objectif  3 : rendre la vie plus simple à ceux qui créent du travail, pour eux-mêmes comme pour les autres.

Nous devons soutenir les personnes qui veulent embaucher, investir et vivre de leur travail.

  • Créer un code du travail digital pour mieux accompagner les PME dans les décisions qu’elles prennent.
  • Réduire nettement les cotisations sociales qui pèsent sur les indépendants (professions libérales, commerçants, artisans, agriculteurs…) : 500 euros de moins par an pour un revenu de 3000 euros nets par mois.
  • La caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) sera supprimée pour l’adosser au régime général, afin que tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits.
  • Les charges des microentreprises (nouveau nom des auto-entrepreneurs) seront supprimées la première année. Les plafonds pour permettre à plus d’entreprises de bénéficier de cette mesure et du régime fiscal de la microentreprise seront doublés
  • Renforcer massivement l’apprentissage. Pour que les jeunes en difficulté scolaire puissent réussir leur apprentissage, nous développerons les périodes de pré-apprentissage.
    • l’alternance dans tous les lycées professionnels
    • des licences professionnelles préparées sur trois ans et en alternance
    • convergence des deux contrats existants (apprentissage et professionnalisation)
    •  les branches professionnelles seront impliquées dans la définition des programmes et l’organisation des formations
    • une aide unique en fonction de la taille de l’entreprise et du niveau de qualification de l’apprenti, qui sera financée par la taxe d’apprentissage dans son intégralité
  • Objectif 4 :   lutter contre la précarité

Nous mettrons les entreprises entretenant la précarité en face de leurs responsabilités

    • Nous instaurerons un système de bonus-malus sur les cotisations d’assurance chômage.
    • Un plafond et un plancher pour les indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (hormis les cas de discrimination, de harcèlement, etc.) sera instauré.
  • Objectif 5 :  mettre en place de nouvelles sécurités professionnelles pour tous ceux qui ont ou cherchent un emploi.

  • Une assurance chômage pour tous sera mise en place, parce que dans un monde qui se transforme, le chômage ne peut plus être un risque contre lequel certains se couvrent à titre individuel, d’autres par des garanties collectives qui se fragilisent.
  • Nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent. Tous les cinq ans, chacun y aura droit, s’il choisit de démissionner pour changer d’activité ou développer son propre projet professionnel.
  • La contrepartie de ces droits nouveaux sera un contrôle accru de la recherche d’emploi, pour lequel les moyens de Pôle Emploi seront renforcés et les sanctions rendues justes et crédibles.
  • Parce qu’il assume en dernier ressort la responsabilité du chômage et de la précarité, l’État prendra en charge le système d’assurance-chômage en y associant l’ensemble des parties prenantes et en particulier les partenaires sociaux.

Nous rendrons plus transparente et plus efficace la formation professionnelle pour que se former devienne une démarche simple et naturelle. Le système de formation doit être entièrement réformé

  • La majeure partie des contributions actuelles des entreprises pour la formation sera progressivement converti en droits individuels pour les actifs. Chacun pourra s’adresser directement aux prestataires de formation, selon ses besoins. Le système sera simple.
  • Les droits seront d’autant plus élevés que les besoins de qualification sont importants. Le système sera juste.
  • Le système sera transparent :  chacun disposera d’une information simple sur les résultats concrets de chaque formation, de chaque accompagnement (retour à l’emploi, impact sur la trajectoire salariale…). Tous les organismes seront soumis à labellisation et obligés d’afficher leurs performances : plus personne ne s’engagera dans une formation sans savoir à quoi elle mène ni quelle est sa qualité.
  • Nous investirons massivement dans l’acquisition des compétences.
  • Objectif 6 : faire confiance aux salariés et aux entreprises pour négocier au plus près du terrain.

  • Nous permettrons de négocier au plus près du terrain. Le Code du travail définit un socle de droits et de règles (durée légale du travail, salaire minimum, égalité professionnelle…), qui continuera de s’imposer aux entreprises.
  • Une démarche volontariste sera engagée pour réduire fortement le nombre de branches à celles qui pourront pleinement participer à une politique de filière au-delà des métiers et des secteurs : nous pouvons viser d’en avoir entre cinquante et cent.
  • Nous simplifierons les instances de représentation du personnel pour un dialogue social plus efficace.
  • La formation des représentants des salariés sera renforcée.
  • Nous permettrons à chaque salarié d’apporter des ressources financées par l’employeur au syndicat de son choix.
  • L’engagement syndical sera encouragé, la reconnaissance de celui-ci dans les carrières au sein des entreprises et nous lutterons contre la discrimination syndicale.

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