La liste à battre et à abattre

La liste à battre

Les élections consulaires du 30 mai dernier n’aura pas fait le buzz dans la presse nationale en France. Seule une presse hors Métropole s’en est fait activement le relais auprès d’un lectorat très réduit.

Avec un taux de participation de moins de 20% de l’électorat, la légitimité de telles élections pourrait être évoquée.

Peut-être oui. Heureusement non.

Car au centre des préoccupations électorales est le rôle du Conseiller Consulaire, peu importe si je décline les femmes et les hommes qui se cachent et agissent derrière le titre. C’est la fonction qui prime. Une fonction de représentativité, d´écoute, de pragmatisme du terrain. Elle répond à l’absolue nécessité de recréer un authentique contrat social, à travers la création d’une démocratie participative, assumée par un peuple responsable. La politique politicienne et les éternels rapports de force, si éphémères ou brutaux soient-ils, ne résolvent pas les problèmes. Bien plus, ils ne les résoudront jamais

C’est dans la concorde que chacun de nous partage des valeurs propres et intrinsèques. C’est dans l’entente aussi que chacun de nous milite dans sa propre vie en compagnie de ceux de ses concitoyens qui les reconnaissent. C’est ce que j’appelle l’intelligence collective.

Les urnes ont parlé. Comme dans toute démocratie, le résultat est asymétrique. Il satisfait à ce titre la volonté des plus nombreux en frustrant la volonté des autres moins nombreux. Il y a ceux que se sont exprimés, à l’urne, par internet, parfois accompagnés personnellement vers l’isoloir. Ils sont nombreux aussi à ne pas avoir pu le faire, la distance vers le bureau de vote étant contraignante ou l’accessibilité numérique impossible. Il y a aussi les laissés-pour-compte qui, faute d’avoir donné une adresse courriel, sont restés sur la touche et donc dans l’inaction. Il y aussi tous ceux qui ont oublié qu’être citoyen, c’est aussi avoir un devoir, celui de voter.

La culture du clientélisme

Das rôle du Conseiller Consulaire et la mise en exergue de son mandat n’auront pas retenu me semble-t ’il l’attention nécessaire et appropriée des électeurs. Ce n’est pas la fonction qui a motivé le bulletin de vote, mais plutôt un choix de complaisance, un choix d’appartenance à un bloc électoral majoritaire votant de façon homogène depuis des années. Un marqueur communautariste est établi et a dérivé vers une culture clientéliste prononcée.

Ce résultat est en fait la simple manifestation du désengagement de la puissance publique au service du citoyen. C’est unanimement le point que toutes les listes ont soulevé pendant cette campagne consulaire et que chacune a voulu revisiter à sa manière.

Cette incapacité motive alors une nouvelle grammaire de gouvernance, celle qui consiste à pratiquer une politique de niche. En toute simplicité, il suffit de choyer une minorité très fidèle autour de thèmes très ciblés sans se soucier de la majorité puisque, par expérience, cette dernière ne votera pas le moment opportun. La minorité, elle, votera. Mathématiquement, cela est payant, avec un peu de couleur verte, encore plus.

La réponse urgente à ce phénomène délétère eût été le retour des services publics de qualité sur la circonscription. Je crois que c’est ici l’engagement majeur de la liste citoyenne que nous soutenions pour ces élections consulaires. Je ne crois pas un seul instant à une quelconque faillibilité de notre part sur ce dernier point. Le message n’a malheureusement pas pu percer au-delà de nos espérances, notre programme n’a pas convaincu, tout simplement.

Ce constat, si amer soit-il pour tous les colistiers, ne remet pas en cause leur profond engagement pour la durée de la mandature. C’est bien ainsi.

Cultiver le complotisme est réducteur

Le constat aurait pu s’arrêter ici si l’exacerbation n’avait pas atteint son comble devant des propos réducteurs tenus après les résultats par nos concurrents. Celle de constater que jamais notre programme n’aura été analysé, décortiqué, contre-argumenté.

Loin de là, ce sont les soutiens de trois partis réunis autour de notre programme qui auront déchainé une avalanche de désinformations et d’exagérations en tout genre. La liste citoyenne que nous défendons est devenue non seulement la liste à battre mais LA liste à abattre. Non pas pour son programme, son exercice du pragmatisme, mais pour sa couleur.

Une interprétation tendancieuse de par les allégations absurdes et les propos tenus, une provocation inutile qui reflètent parfaitement le décalage entre une vision réductrice et le pragmatisme que nous incarnons et défendons. Le respect de la différence est la base de tout et de l’intérêt général. Les Consulaires sont avant tout un engagement de proximité et ne seront jamais un déballage politique au service d’une politique politicienne. Dommage que ce point na pas été compris.

Bildnachweis : Miriam Verheyden von Pixabay

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