Les bâtisseurs de la pyramide LaREM mis à rude épreuve.

Si anodin le titre soit-il, il doit nous rappeler la portée du séisme que la démission de Pierre Person a voulu provoquer. Le constat est là, le tsunami n’a pas eu lieu, l’onde de l’électrochoc n’a pas eu la portée espérée par le coup médiatique calculé et déplacé.

Le paroxysme du début de semaine.

Ne jugeons pas la forme, mais le fond. Les frustrations sont nombreuses, elles sont souvent légitimes. Chaque marcheur est en droit cependant de se poser la question suivante : quel a été le rôle du numéro deux pendant des mois à la tête du mouvement ? Avoir reçu la confiance de tant de Marcheuses et Marcheurs à la conduite du mouvement pour dénoncer ensuite que celui-ci ne permet ni de faire vivre nos différentes sensibilités, ni de mener le rassemblement ? C’est le constat glaçant et amer que l’homme n’est pas à la hauteur des enjeux et du rôle.

La page n’est pas encore tournée pour autant.

Devant un tel gâchis, il est alors facile de comprendre que les Marcheurs ne se retrouvent pas dans les orientations de notre mouvement.

Les personnes passent, il y a rupture mais pas divorce, le challenge lui reste. Il est immense : définir et construire notre colonne vertébrale idéologique et politique au-delà de la focalisation sur la personne d’Emmanuel Macron.

Désemparés les Marcheurs ? Non. Englués dans une mélancolie contagieuse ? Non. Envie de construire ? Oui. Envie de mener un projet citoyen à son terme ? Oui.

Les idées ne manquent pas, elles fusent dans chaque comité : nous avons tous envie de faire de la politique autrement, les citoyens restent au centre du débat. Ce principe a-t’il été compris cependant ? La pyramide décisionnelle est inversée, du bas vers le haut. Nous sommes très loin des promesses de départ.

Les promesses de départ auraient-elles été oubliées ?

Comment alors mieux expliquer ce fiasco si ce n’est qu’en arguant un combat d’égo démesuré en haut de la pyramide ? La majorité d’entre eux viennent de se disqualifier en plaçant des aspirations plus personnelles devant celles du mouvement, alors que nous dénoncions en 2017 ces mêmes pratiques politiciennes. Nous sommes las de la vielle politique, plus politicienne que pragmatique, de ces dernières deux décennies.

La recomposition ne passe pas par le recyclage de personnalités d’une poste vers un autre, d’un ministère vers une présidence ou une chaise. Loin de là, elle passe par le renouveau, les débats d’idées, les discussions sur le progressisme, les réflexions sur comment construire mieux tous ensemble ce que nous avons à construire.

Stanislas Gerini le 24 septembre 2020

Les marcheurs sont les bâtisseurs de la pyramide

La pyramide se construit sur des fondations solides pour mieux émerger : la pointe de la pyramide, bien que représentative sur beaucoup d’angles, n’est rien sans elles. Beaucoup des valeurs initiales du mouvement ont été jetées à la trappe, celle de la parité hommes-femmes au sein du mouvement en est un exemple.

Ce sont nos idées, nos expériences, nos propositions qui permettent de construire un programme. Revenons donc sur nos fondamentaux : la consultation de la base. Nous sommes marcheurs mais également bâtisseurs, unis et forts. Ne l’oublions pas et devenons alors audibles.

Crédit image ; Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke von Pixabay

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