Quand l’électeur turc nous montre la voie à suivre le 26 mai 2019.

Quel est le rapport concret entre la Turquie et l’Union Européenne ? Peu à vrai dire. Si ce n’est que l’électeur turc nous a dernièrement démontré que déposer son bulletin de vote est la seule manière citoyenne de faire bouger ce qui semble immuable.

57 Millions de Turques appelés aux urnes.

Au grand désespoir de la classe dirigeante actuelle en Turquie, le grand parti de l’opposition a réussi à rafler les plus grandes mairies en remportant les élections municipales. Istanbul, Ankara ont changé de main parce que les urnes ont parlé, parce que la démocratie en a décidé ainsi.

Au-delà, l’électeur turc a administré une grande leçon de démocratie aux différents pays membres de l’Union Européenne. Aux citoyens européens que nous sommes tous. Une participation de 84% aux élections est une preuve d’ irréprochabilité citoyenne qui ne peut que nous interpeller à la veille d’un scrutin décisif. Celui du 26 mai prochain.

Voter est un devoir citoyen.

C’est surtout un pouvoir, celui de faire changer une situation en lançant un signal clair. Nous devrions apprendre de l’électeur turc, car, en Europe, le taux de participation aux élections européennes fait pitié. Il affiche à peine la moitié de celui en Turquie. Difficile alors de s’obstiner à donner des leçons de démocratie, nous devrions bien plus inverser les rôles.

42,61% est le taux de participation aux dernières élections européennes de 2014.

Les enjeux de 2019 sont énormes et vitaux, qu’on le veuille ou non. C’est celui de refonder une Europe ou de détricoter l’Europe. Les Allemands parlent de « Schicksaljahr« , une année fatidique. C’est une année où il faudra se positionner franchement contre l’ultranationalisme, le fascisme, le racisme et parfois aussi l’antisémitisme. À vouloir trop citer, j’en oublierais le populisme.

Les adversaires de l’Europe sont nombreux en son sein et n’hésitent pas à se fédérer entre eux pour devenir une force politique réelle. C’est à Milan alors qu’ils se retrouvent : l’italien Matéo Salvini, le finlandais Olli Kotro, l’Allemand Jörg Meuthen, le danois Anders Vistisen, et bien d’autres encore. C’est à Strasbourg bien sûr qu’ils veulent œuvrer.

Devons-nous rester impuissants ?

Non, clairement. Car nous, qui prétendons être des démocrates, des fervents défenseurs de la Liberté, de l´Égalité, de la Fraternité, nous nous unissons contre l’obscurantisme.

Nous avons le devoir de garantir à nos enfants et petits-enfants les acquis démocratiques et la paix que seule l’Europe a su nous permettre. Nous avons le pouvoir de bâtir, voire de rebâtir, nous en avons la force, nous en avons la volonté. Réussir à convaincre la nouvelle génération des bénéfices de l’Union Européenne est une nécessité.

L’électeur turc nous a montré le chemin : celui des urnes. Rien n’est fatidique quand on s’engage. Vous avez un rendez-vous avec votre avenir, les élections européennes représentent un moment démocratique clé pour l’avenir du projet européen. Engagez-vous alors à aller voter massivement le 26 mai prochain !

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