Le dialogue avant d’éviter le pire ? Quand le langage affronte la parole.

Comment nous protéger de cette meute d’émeutiers, plus enragés que déterminés, qui démolit, brise les vitrines de magasins et des restaurants, qui dévalise et vole les biens d’autrui ?  Devons-nous accepter que les casseurs fassent de nouveau la chasse aux forces de l’ordre ?  Comment éviter que des pyromanes puissent de nouveau incendier des véhicules, mettre le feu à des immeubles, appartements, autres lieux publics ? En toute impunité !

Notre pays est confronté à des manifestations, émeutes, dégradations et à une violence sans précédent depuis 1968.

La majorité silencieuse de nos compatriotes démocrates doit prendre conscience, au- delà de leur préférence et appartenance politique, que l’extrémisme a déjà enfoncé les portes de notre démocratie. Son objectif : détruire les piliers et socles de nos valeurs fondamentales d’humanisme : Liberté, Égalité, Fraternité.

Des exemples ? 28 cocktails Molotov « prêts à l’emploi » et trois bombes artisanales ont été saisis vendredi matin sur un rond-point occupé par des Gilets jaunes, dans le Tarn. Ce n’est pas de la fiction, c’est de la réalité. Un exemple parmi tant d’autres … Il y a de tout, mais il y a surtout un extrémisme déstabilisateur de droite et de gauche dont le seul but est de miner les piliers et fondements démocratiques de notre société.

Il est donc de notre devoir de montrer notre solidarité envers le Président E. Macron, l’exécutif, nos forces de l’ordre qui dépensent toute leur énergie à défendre nos valeurs démocratiques. Mais aussi notre sécurité. Ouvrons les portes du dialogue et invitons tous ceux qui sont fervents de nos valeurs démocratiques, de prendre contact avec nos comités. Allons aussi vers eux.

Il y a un décalage flagrant dans le langage et la parole.

Au gré du temps, il s’installe une aversion de nombre de nos compatriotes envers ce qu’ils appellent l’élite intellectuelle. Le langage technique, sophistiqué, voire académique ne passe pas. Une Marine Le Pen ou un Jean-Luc Mélenchon, eux, l’ont parfaitement compris et jouent allègrement sur le créneau de la parole.

Il faut que le message soit simple, compréhensible et de circonstance.

Difficile dans ces conditions de parler transition écologique alors que le locuteur hantise lui, dès le 15 du mois, de ne pas pouvoir tenir les deux bouts d’ici là. Car son langage, ici, c’est celui de la précarité.

Le Premier Ministre, Édouard Philippe, a fait un premier pas. L’exécutif tend la main vers celles et ceux qui veulent éviter que le pays bascule dans l’anarchie. Cherchons donc ensemble dans le dialogue une issue nous évitant de revoir ces images d’une violence inouïe de ce dernier week-end.

N’oublions pas alors : le langage est l’instrument de la pensée ; la parole est le moyen par lequel les hommes exercent un empire les uns sur les autres …

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