Écologie : quand le consommateur devient consommacteur !

Le consommacteur profite de l’écologie pragmatique. Devenons alors tous, dans notre quotidien, des acteurs de cette consommation.
En termes de transition écologique, le consommateur d’aujourd’hui devient plus réfléchi à l’égard de son comportement. En consumériste averti, il prend conscience de son rôle et de son importance en faisant de la consommation un acte politique.

Loin du militantisme, le consommacteur agit de manière individuelle et de façon ponctuelle. Vous comprendrez alors que les consommacteurs sont très nombreux.

C’est vous, c’est moi, c’est nous tous.

Pour décarboner l’économie, tous les chemins mènent à Rome. C’est du moins celui que dit le proverbe. La réalité est différente heureusement. Il y celui de l’incantation et de l’injonction, il y a aussi celui de la confiance. Parlons alors d’une écologie pragmatique où dynamisme et cohérence sont à parfaite égalité. C’est celle qui emmène tout le monde sans laisser les laissés-pour compte sur le quai.

Elle accompagne alors les plus modestes dans leur logement en chassant les passoires thermiques. La précarité thermique n’a pas de frontières. En France, ce sont plus de 3,50 millions de foyers concernés. Elle touche pourtant aussi bien la France que l’Allemagne, soyons francs.

Elle incite à produire des énergies propres. Les énergies renouvelables montent en puissance et remplacent par exemple les usines thermiques à charbon, maintenant interdites en France d’ici 2022 mais toujours existantes en Allemagne. L’objectif gouvernemental de réduire la proportion du nucléaire de 75% à 50% d’ici 2040 pour un meilleur mix énergétique est aussi un exemple concret parce que volontariste.

Pour le consommacteur, ce sont les incitations financières et fiscales pour acheter des voitures électriques, pour exploiter des modes de déplacement alternatifs, pour promouvoir la facilité d’utilisation des infrastructures et des réseaux cyclistes en plein développement.

Vers un comportement écoresponsable

La transition écologique incite à consommer mieux. Les questions environnementales sont maintenant au cœur des préoccupations des consommateurs. Savoir ce que l’on mange, c’est avant tout connaître enfin l’empreinte carbone de ce que nous consommons. De quoi donner des maux de tête aux responsables de la supply chain et responsables marketing dans le secteur de la distribution.

Elle permet de sensibiliser tous les acteurs face au gaspillage alimentaire, à atteindre le zéro plastique par exemple, au droit à la réparation ou encore combattre l’obsolescence programmée. Le succès des produits issus de l’agriculture biologique, du commerce équitable et la renaissance du commerce de proximité, l’alterconsommation, avec des circuits courts sont dans l’esprit de chacun. Adopter un comportement écoresponsable devient alors aussi un facteur social, mû par un désir d’intégration et de conformité avec l’entourage.

Il est alors facile de comprendre qu’une écologique pragmatique ne peut utiliser la contrainte qu’en tout dernier ressort, charge à elle cependant de redistribuer les taxes résultantes pour la transition des secteurs concernés. La boucle est fermée, c’est bien ainsi.

La transition écologique prend du temps.

Elle ne se fera pas avec le grand soir, la transition écologique prend du temps. Il n’y a pas de solutions simples à des sujets complexes comme voudraient le faire croire certains partis ou mouvements. La transition écologique doit se faire en urgence mais au milieu des autres urgences et donc nécessairement sans dogme. Il nous faut affronter les vérités et non les subir car les enjeux sont énormes.

C’est aussi une écologie hors du temps, qui s’inscrit dans des cycles longs en réunissant différents pans de la société. Il lui faudra de la résilience pour surmonter les défis. L’écologie pragmatique c’est une écologie qui s’appuie sur la science et le progrès technique pour générer de la croissance et financer l’innovation sociale et technique.

Le consommacteur profite de l’écologie pragmatique. Il est témoin et acteur en même temps. Devenons alors tous, dans notre quotidien, des acteurs de cette consommation.

Crédit image : Colin Behrens de Pixabay

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