L’approche très sélective de la presse allemande sert à renforcer des préjugés infondés.

Ça y est, une certaine presse allemande remet les couverts et monte au créneau : Macron ose critiquer l’économie allemande. Rien ne va plus alors. Son approche très sélective agace.

Emmanuel Macron a osé dire tout haut ce que tout le monde dit tout aussi haut. La seule différence est que sa voix porte plus que celles des autres. La presse y attache une plus grande attention aussi.
Son délit ? Simplement avoir évoqué la possibilité de la fin d’un modèle de croissance allemand. L’interprétation de la presse allemande va très vite, le « peut-être » de Macron n’étant pas du tout évoqué. Un indice révélateur pourtant.

Face à cette approche très sélective, tachons de rester factuel dans un premier temps.

Oui, l’enfant malade des années 1990 a parfaitement su remonter le haut de l’échelle. Oui, des millions de consommateur dans le monde apprécient le « made in Germany » et y placent leur confiance. Les moteurs de l’économie allemande ont rencontré du succès, essentiellement avec le développement des chaînes de valeur mondiales. L’économie allemande a su accompagner avec un grand succès l’industrialisation chinoise.

Depuis 2018 pourtant, l’Allemagne flirte avec la récession. Les institutions internationales revoient leurs prévisions de croissance à la baisse quand bien même le gouvernement allemand les ramène à 1% en ce début d’année.

Et puis, surtout, le paysage politique a complètement changé. Tirée par les exportations, le modèle de croissance allemand est déstabilisé entre la politique de repli de Trump. « America First « et le recentrage sur son marché intérieur de la Chine. Le succès d’hier bat de l’aile.

Remettons les choses au clair dans un deuxième temps.

La revue Der Spiegel retombe dans son réflexe habituel de faux soupçons et de gallophobie, une nouvelle fois encore ! Dans le domaine social en Allemagne et en France, elle devrait comparer ce qui est comparable ! Une pomme n’est pas une poire et tous les français ne sont pas des pommes. Car en matière de dumping social, c’est bien en Allemagne qu’il faut chercher l’erreur, ne lui en déplaise.

Certes, Der Spiegel soulève à juste titre des points importants quant à l’indéniable faiblesse de la compétitivité industrielle des entreprises françaises face à leurs concurrents allemands. Il faut dire que deux centenaires d’expérience industrielle pèsent lourd, qui plus est au service presqu ’ exclusif des exportations ; le souci constant de la diversité des marchés est de plus un atout. Petit clin d’œil cependant vers la France qui compense son déficit industriel par les services.

Seulement voilà, les donneurs de leçon n’ont pas les pattes si blanches.

Il suffit de faire un voyage en Allemagne, par exemple dans les coulisses des abattoirs de porcs de la région de Brême pour prendre conscience du dumping salarial à l’allemande. Les diverses pratiques pour contourner la législation sont monnaie courante. Erreur : toutes les heures de travail ne sont pas rétribuées. À Oldenbourg, à titre d’exemple, dans les abattoirs, 280 heures travaillées pour 171 heures rémunérées. Travail de nuit et heures supplémentaires, là aussi, vous faites fausse route.

L’approche très sélective sert trop souvent à renforcer des préjugés pourtant infondés.

L’Allemagne est le pays d’Union européenne où l’écart salarial est le plus important. Le saviez-vous ? Il est clair, Der Spiegel se garde de décrire ce phénomène constaté depuis . Une approche très sélective en soi.

Il est alors plus facile de vouloir rechercher les points faibles de la politique et décisions de ses voisins, mais plus particulièrement de celles du président français Emmanuel Macron. L’indécence de cette dialectique médiatique et de cette approche très sélective est néanmoins de systématiquement vouloir donner des leçons, les Allemands parlent souvent de « Führung ». À vouloir toujours dicter le chemin directoire, cette presse allemande exclut implicitement toute critique dans le sens inverse. Quand l’arroseur est arrosé, cela ne peut pas plaire évidemment.

Alors, oui, les temps changent, nous sommes au 21ème siècle. Face à la poussée nationaliste démagogique, nous avons besoin de l’engagement de tous pour sauvegarder nos acquis démocratiques. De la presse également. Au lieu d’entretenir la polémique, de ranimer certains ressentiments et de chercher à nous diviser par des titres à sensation et des articles insidieux, elle devrait bien mieux réfléchir sur ses responsabilités à entretenir des clichés à renforcer des préjugés qui aujourd’hui n’ont plus lieu d’être.

Crédit image : Image par Alexas_Fotos de Pixabay

Une réponse sur “L’approche très sélective de la presse allemande sert à renforcer des préjugés infondés.”

  1. Pour un jeune parti comme LREM « RENAISSANCE » fondé il y a tout juste un peu plus de 2 ans voire trois ans, les médias et opposition devraient reconnaître que c’est un résultat avec 23.31 % soit 5 281 734 de votes, c´est plus que positif en comparaison aux autres partis fondés il y a plus de 40 ans! De plus n´est-ce pas une «glorieuse» d’arriver à seulement 1% d’écart en tête avec le parti d’extrême droite « RN » avec 22.41 % soit 5 076 464 de votes et qui n’a pas dépassé ses résultats à l’élection de 2014?. Sans omettre que c´est bien une prouesse de la candidate de «RENAISSANCE» du parti «LREM», en ayant devancé « Les Républicains » et « socialistes », qui représentent les d´idéologies nationales et sectaires de partis du dernier siècle passé. Ils se sont totalement effondrés avec 8,48% pour les Les Républicains «LR» et 6,19 % pour les socialistes «PS», sans oublier le parti de J.L. Mélenchon «LFI» lui qui prétendait représenter toute la gauche avec seulement 6.31 % dont 1 428 410 de votes. Tous ces partis qui après avoir dominé la politique Française durant plus de 40 ans, se sont effondrés sans oublier les autres comme Dupont-Aignant Nicolas «DLF» «Debout la France» qui devrait changer de nom en «Tombée la France» 3.51 %, comme d´ailleurs HAMON Benoît de «Génération.s» avec 3.27 % et les autres candidats de partis ne dépassant pas les 3,00% comme le Parti communiste français avec Brossat Ian avec 2.49 % !

    Oui en comparant ces divers pourcentages, on ne peut en rougir, mais clamer haut et fort que «RENAISSANCE» à gagner les cœurs de 5 076 464 de compatriotes qui ont de nouveau l´espoir de la renaissance d´une France forte et solidaire dans une «Europe Unie», protectrice, sociale, souveraine, respectée, apportant son soutien pour la lutte et la protection du climat et biodiversité, forte d´être porteuse d´un message de «Paix» dans le Monde et en renforçant notre identité européenne!

    On peut en conclure que les grands vainqueurs de cette Élection Européenne, sont les « Verts » des partis européens écologiques et libéraux comme le FDP en Allemagne! La grande question est de savoir si ces partis qui rassemblent pour les verts les représentants de la classe moyenne fervents écologiques, les utopistes, les « je sais tout » et prédateurs moraux, opportunistes de même aussi chez les libéraux, dont soi-disant les intellectuels, hommes et femmes d´affaires, et ceux de la classe supérieure « SUV », managers, cadres, qui en sont les adhérents. Certains pour satisfaire leur mauvaise conscience, « une minorité de ces privilégiés des «5%» , font des dons honorables, s’engagent dans des projets dans le domaine social. Mais est-ce que les écologistes dans ce moment d’euphorie, seront capables de réduire leurs tendances de « donneurs de leçons de morale » frôlant une certaine arrogance de vouloir imposer leur politique et idéologie écologiste parfois utopique, d’accepter des compromis permettant une renaissance des institutions européennes comme proposé par le Président E.Macron?

    Un autre grand vainqueur de cette élection européenne est « l’Union Européenne » dont la participation des électeurs /électrices européens/européennes, a dépassé pour la première fois en France les 50,12 %!

    Tous Ensemble nous devons renforcer notre démocratie Européenne et tout faire pour augmenter la participation des citoyens européens aux prochaines élections surtout ceux de la jeunes génération entre 18 et 35 % dont 60 % ne s´intéressent pas du tout à la politique, ne participent pas aux élections nationales ou européennes mais manifestement jouissent de tous les avantages d´une «Europe Unie» qui leur offre un havre de paix, de liberté et mobilité totale, alors qu´à nos frontières entre-autres comme entre la Russie et l´Ukraine on se fait la guerre!

    Si nous ne voulons pas de nouveau vivre de telles scènes de violence et de guerre, dont la haine domine les esprits, nous sommes tous appelés ensemble à défendre nos valeurs démocratiques. Toutes les générations confondues, nous sommes forts, capable de stopper la montée des Populistes et Ultranationalistes, ainsi que les fascistes qui sont déjà revenu au pouvoir dans certains pays comme l´Italie! C´est à nous tous de nous opposer par des réformes sociales audacieuses et d´imposer des règles strictes dans divers domaines de la hautes finances et fiscales afin que nos compatriotes européens réalisent enfin que ce slogan «Liberté, Égalité, Fraternité» n´est pas uniquement réservé à ceux des mieux lotis, les privilégiés, mais à TOUS!

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