Quand Renaissance et Getting Europe Right s’opposent

À l’approche des élections européennes, chacun commence à abattre ses cartes quant à sa vision d’une Europe. Si Emmanuel Macron préfère subtilement la Renaissance à la Refondation, son chemin entre la Sorbonne et sa lettre ouverte ne laisse aucun doute sur son projet européen. Le parti conservateur de la CDU, celui d’Angela Merkel, prend en revanche ses distances. L’heure est venue d’afficher les divergences.

Ces lignes de conflit rendront la situation encore plus complexe, car les enjeux sont de part et d’autre aussi bien européens que nationaux.

Depuis plus d’un an et demi, Emmanuel Macron attend une réponse substantielle de Berlin à ses propositions européennes. Une fois de plus. Les réactions mitigées du gouvernement allemand ne surprennent plus et paraissent souvent quelque peu contradictoires. Le dernier plaidoyer a reçu une réponse fondamentalement positive du gouvernement allemand. Olaf Scholz explique que le président français avait « donné un signal décisif pour la cohésion en Europe ». Ni Scholz ni le porte-parole officiel du gouvernement n’ont cependant commenté les propositions de Macron, les positions concrètes manquent à l’appel, tout simplement.

Angela Merkel et Emmanuel Macron affichent désormais leurs divergences sur l’avenir de l’Europe.

La chancelière allemande a publiquement apporté son soutien, lundi dernier, à des propositions pour l’Europe d’Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente de la CDU, son parti conservateur. Il faut rappeler que celle que tout le monde surnomme AKK part favorite pour succéder à Angela Merkel au pouvoir au plus tard en 2021.

La CDU sort donc de sa réserve habituelle et a livré le 10 mars dernier son propre projet pour l’avenir de l’Union. Connue par être plus conservatrice qu’Angela, Annegret Kramp-Karrenbauer positionne un projet plus enclin à satisfaire les milieux ultraconservateurs au sein de son parti et de son allié la CSU, quitte à user de l’anachronisme comme par exemple le siège du parlement européen. Sur le fond, la CDU craint des désavantages financiers dans l’intégration des politiques fiscales et financières. L’Allemagne des conservateurs reste donc pragmatique.

Passation de pouvoir ou pas, la doctrine du parti conservateur est bien respectée, la réitération des positions ne laisse aucune autre interprétation possible.

L’Allemagne prêche que l’Europe doit devenir plus capable d’agir si elle veut s’affirmer dans le monde.

Sur ce point-là, nous sommes bien d’accord.

Le problème reste pourtant en Allemagne de comprendre les mesures concrètes pour renforcer l’Europe, chaque parti à Berlin a ses réserves. Christoph von Marschall écrit avec pertinence ce que beaucoup pense :

« De l’extérieur, [ ], la politique européenne de l’Allemagne semble très différente. Le pays le plus influent de l’UE se comporte comme un enfant autiste. Elle ne veut qu’accepter sa vision du monde et transmet toujours ses bizarreries comme des vertus, de l’énergie à la politique de sécurité, en passant par la finance et l’énergie. »

À bien y regarder, il est très rare que l’Allemagne cède en contrepartie des efforts ou des sacrifices de ses partenaires. L’auteur va plus loin alors en qualifiant d’hypocrisie cette attitude.

Demeurer un géant économique et un nain stratégique ?

Sans un volontarisme européen, les Etats-Unis, la Russie et la Chine se frottent déjà les mains. Ils le font déjà du reste.

À la veille des élections européennes de mai prochain, nous ne devons jamais oublier que les formations en présence, les partis conservateurs et sociaux-démocrates allemands, sont rivales avec celles de La République En Marche. La recherche d’une alliance avec les libéraux et les centristes pro-européens a pour cible d’installer un contre-pouvoir au sein du parlement européen face aux groupes conservateurs et socialistes en place. L’objectif est simplement de faire avancer l’Europe et de porter une grande ambition européenne en lui insufflant un nouveau souffle.

L’Allemagne et la France s’éloignent cependant l’une de l’autre. Renaissance et Getting Europe Right n’en sont que des symptômes prégnants. Prenons-en conscience alors.

Une réponse sur “Quand Renaissance et Getting Europe Right s’opposent”

  1. Die Bundesregierung reagierte kürzlich zurückhaltend auf die EU-Reformvorschläge des französischen Präsidenten Macron. Nun meldete sich CDU-Chefin Kramp-Karrenbauer mit eigenen Ideen zu Wort.
    Die CDU-Vorsitzende Annegret Kramp-Karrenbauer setzt den jüngsten EU-Reformvorschlägen des französischen Präsidenten Emmanuel Macron ein eigenes Konzept entgegen. Ihre Ideensammlung, die sie in einem Gastbeitrag für die « Welt am Sonntag » veröffentlicht, trägt den Titel « Europa richtig machen ».
    Europas Schicksalswahl !
    Eine unbestreitbare Tatsache ist, dass AKK konservativer ist als die Kanzlerin und dass sie die nationalen Interessen zum Nachteil der EU verteidigen wird, und mit einem Blick auf die Mitglieder Wähler/rinnen der AFD! Das völkische Gedankengut zu einer bestimmten politischen Elite und innerhalb organisierten Anhängern des Rechtsextremismus, ist in Deutschland gut etabliert, der Slogan « Deutschland über alles » ist nicht vollständig verschwunden! Auf die Vorschläge von Präsident E. Macron Ich sehe auch keine Annäherung zwischen der CDU / CSU und Herr Manfred Weber und auch nicht FDP-Chef Christian Lindner von der FDP, um die europäische Integration zu stärken, weil die Wirtschaft, die Industrie und die politische Elite, wie in England, sehen die EU immer nur als „Single Market“ , von dem sie die größten Profiteure zum Nachteil Frankreichs sind … Was sie vergessen ist, dass die Bundesrepublik aber nicht nur « Zahlmeister » ist, sondern auch einer der größten Profiteure!
    Die Europäische Union, braucht „Optimisten und Visionären“ sowie überzeugte Europäer / innen und nicht Rechthaber oder Besserwisser die nur belehren wollen.
    Vielleicht wird es nötig sein, die Idee des « Die Politik des leeren Stuhls » in Brüssel, (Wie im Juli 1965 beschloss General Charles de Gaulle und dies für 7 Monate wegen Streitigkeiten wegen der Landwirtschaft fernzubleiben), zu überdenken. Vielleicht sollte Frankreich von Bruxelles fernbleiben, solang die anderen Partner die Vorschläge zur Reform und Stärkung der europäischen Institutionen, nicht akzeptieren wollen! Oder die andere Alternative ist, die EU neue gründen!
    Oder die extreme Lösung dieses « vereinten Europas » ist vielleicht aufzulösen? Die Europäische Union „Vereinten Europas“, in der eine Vielzahl von Ländern und Politiker/innen, die, mit der gleichen arroganten Reflexe der dunklen Vergangenheit von mehr als 85 Jahren in Europa in den Jahren 1923-1945,sind dabei Ultranationalismus und Faschismus wieder zu beleben! Welcher Zukunft erwartet Europa? Wenn man beobachtet, der Zulauf von Bürger/innen zu den Faschisten wie Italien und Ultranationalisten in Frankreich, Polen, Ungarn, Österreich und Deutschland mit der AfD, trotz 65 Millionen von Opfern, haben die Europäer von ihrer Geschichte und dem Holocaust, nichts gelernt.

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