Mon stylo saigne devant tant d’irresponsabilité et d’indécence…

Au risque de choquer , la consternation atteint son paroxysme après tant de violence physique et verbale. Tout passe à la moulinette, un amalgame qui frôle l’indécence.

Un catalogue impressionnant dans son hétérogénéité : précarité, retraites, fiscalité et banques, transition écologique, réforme des institutions, emploi et salaires, économie, migratoire, santé, Sans compter les revendications inconnues ce jour parce que mieux formulées demain matin pour mieux être relayées ensuite sur les réseaux sociaux.

L’indécence, ce n’est pas de ne pas parler de cette souffrance, de ses inégalités qu’une partie de notre société subit tous les jours. Des fractures sociales, mais aussi territoriales que les politiques menées ont ignorées, mais aussi voulu ignorer. Ce manque de pédagogie politique et citoyenne rend l’État invisible pour ceux qui aujourd’hui crie leur détresse sans pour autant leur reprocher une certaine forme d’inculture. La droite a prétendu vouloir éradiquer, la gauche a affirmé faire beaucoup mieux que le camp opposé.

L’irresponsabilité, c’est que ni l’une, ni l’autre n’y est arrivée.

L’indécence, c’est alors de vouloir s’approprier maintenant les thèmes alors qu’ils ont activement contribué à la perte de confiance dans les institutions. Un désastre de longue haleine de presque trois décennies qui mène à une disqualification du pouvoir gouvernemental aujourd’hui. Ces donneurs de leçon sont les mêmes qui ont pratiqué un matraquage fiscal en leur temps.

Toute forme politique est rejetée. Il faut dire les choses comme elles sont : ce blocage politique est un délire collectif.

Alors allons plus loin et dénonçons ce support médiatique irrationnel, incontrôlé que sont les réseaux sociaux. Une machine bouffeuse infernale d’informations qui n’en sont pas et qui ne l’ont jamais été. Personne ne voit ou ne veut voir les effets pervers de cette viralité qui ne fait que tromper et tronquer la vérité. Le pire, c’est que nous-mêmes nous alimentons cette machinerie immonde.

L’impéritie d’un seul homme ?

Cette complaisance de la violence se cherche une raison, un bouc-émissaire. Quoi de plus normal alors de désigner le haut de la pyramide comme bouc émissaire. Choquant, injustifiable et inqualifiable, car, ne l’oublions pas, il est le garant des fondements de la République.

Emmanuel Macron ne peut pas en à peine dix huit mois d’exercice effacer, gommer les errements du temps passé. Il ne peut justifier les incohérences et les indécisions de ses prédécesseurs. Mais une chose est sûre : il ne chôme pas, il ne désarme pas et maintient le cap des réformes indispensables. Il fait bouger les lignes. L’indécence, c’est alors de lui reprocher dans la violence d’appliquer son programme, un des rares à le faire dans le défilé des trente dernières années.

L’irresponsabilité, c’est cette vision court-termiste qui prévaut et qui nous fait oublier une chose : c’est aujourd’hui que nous construisons notre futur. Agir en dehors de cette considération, c’est aller tout droit à la catastrophe. Marine, elle, s’en frotte déjà les mains.

 

Une réponse sur “Mon stylo saigne devant tant d’irresponsabilité et d’indécence…”

  1. La recherche du dialogue,

    Que peut faire cette boucle de compatriotes à l´étranger ? Mobiliser nos compatriotes, afin de les amener à rejoindre les comités et de participer au dialogue démocratique. Notre pays est confronté à des manifestations, émeutes, dégradations, confronté à une violence sans précédent si ce n´est les émeutes de 68.

    Il est grand temps que la majorité silencieuse de nos compatriotes démocrates au-delà de leur préférence politique, qu´ils prennent conscience que l´extrémisme a déjà enfoncé les portes de notre démocratie avec comme objectif de détruire les piliers et socles de nos valeurs fondamentales d´humanisme, liberté, égalité, fraternité!

    Maintenant nous sommes tous appelés à montrer notre solidarité envers le Président E. Macron mais aussi envers nos forces de l´ordre qui dépensent toute leur énergie pour défendre nos valeurs démocratiques. Il s´agit non seulement de l´extrémisme religieux islamique mais de l´extrême droite et de gauche.

    Ce trio est en train de miner les piliers et fondements démocratiques de notre société.

    Nous devons et nous avons le devoir ensemble en tant que démocrates, appartenant à des mouvements, partis de toutes les couleurs politiques, de faire front ensemble contre les extrémistes. Ouvrons les portes du dialogue et invitons tous ceux qui sont fervents de nos valeurs démocratiques, de prendre contact avec nos comités.

    À ceux qui cautionnent le mouvement de GJ, dont nous connaissons le jugement négatif de certains de nos compatriotes envers l´élite intellectuelle. Il semble qu´ils ne comprennent plus le langage trop sophistiqué, voir académique. Sans tomber au niveau linguistique et langage de certaines personnalités de l´opposition comme J.L. Mélenchon ou Marine Le Pen, il serait souhaitable que certains appartenant à «l´élite politique» puissent utiliser un langage compréhensible. Un langage pouvant convaincre nos compatriotes cautionnant l´action violente de certains casseurs de GJ, que leurs actions ne peuvent que diviser la société et l´amener sur le chemin de l´insurrection, voir même l´effondrement de nos structures, fondements, valeurs démocratiques.

    Ouvrons donc un dialogue aussi avec ceux des GJ qui suivent un mouvement dont certaines revendications sont compréhensibles en regard de leur précaire situation. Un premier pas a été fait par le Premier Ministre, la main est tendue vers ceux qui veulent éviter que le pays bascule dans l´anarchie. Cherchons donc ensemble dans le dialogue une issue nous évitant de revoir ces images d´une violence inouïe de ce dernier week-end.

    «L’art de la parole car le langage est l’instrument de la pensée et la parole, le moyen par lequel les hommes exercent un empire les uns sur les autres.»

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