Trop, c’est trop ! Arrêtons de prendre des gants avec une certaine presse.

Comme dans toute démocratie, la presse a un rôle important : celui d’informer, de relayer l’information sans la déformer, d’interpeller et parfois d’investiguer. Ne parle – t’on pas de la liberté de la presse ? Cette valeur nous est chère, nous la revendiquons également. La presse a plusieurs couleurs selon les orientations politiques, économiques ou thématiques qu’elle représente et défend. C’est le principe démocratique.
Il n’en reste pas moins que l’irrespect ne peut pas être accepté. 

Inutile alors de prendre des gants pour nous opposer à des pratiques que la revue allemande Spiegel entretient trop souvent dès lors qu’il s’agit de relater sur la France.

Soyons honnêtes : Der Spiegel met un point d‘honneur à mettre notre pays sur le banc des accusés.

Dernier article en date, celui du 3 août dernier reprend une interview avec le sociologue français Emmanuel Todd. Il nous rappelle encore le titre alarmant, proche de la presse de boulevard, si prisée en Allemagne, « Wenn sich Frankreich dem Islam unterwirft », paru en 2015.

Emmanuel Todd y défend ses visions apocalyptiques d’une Europe décadente. Il annonce son éclatement par un retour du nationalisme.

Le thème fascine, Der Spiegel s’engouffre dans la brèche. Ne prenons alors plus de gants!

La démagogie semble vouloir prendre rendez-vous avec l’Histoire. Todd croit au retour en France d´un système monarchique réactionnaire soutenu par une élite essentiellement intéressée de défendre ses propres privilèges. L’occasion rêvée alors pour la revue Spiegel de présenter non seulement un tableau défaitiste et maladif de l´Europe. Mais aussi et surtout de prendre un certain plaisir à dénigrer les institutions françaises et ses représentants, tous élus au suffrage universel. Il est juste et légitime de le rappeler dans cette colonne.

Le risque bien sûr ici est de faire voler en éclat l’amitié franco-allemande. Au-delà, de tels articles ne peuvent que nourrir encore plus le nationalisme, du reste bien plus ancré en Allemagne qu’il ne l’est en France.
Si la France compte trois députés populistes sur les bancs de l’Assemblée Nationale, l’Allemagne en compte trente fois plus. De cela, Der Spiegel ne fait aucun rapprochement. Critiquer semble plus facile alors.

Heureusement pour nous, la presse allemande sait également nous apprécier. Elle le démontre heureusement, elle défend de plus en plus nos actions. Il nous semble alors plus opportun à prendre des gants de velours avec la qualité journalistique.
Pour la revue Der Spiegel, nous les jetons simplement, car trop, c’est vraiment trop…

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