Un slogan à réinventer « Ne pas avoir peur de l’avenir ! » ? L’actualité le justifie dans tous les cas.

Sebastian Herrmann, journaliste de son métier, énumère dans son dernier article les bienfaits de notre démocratie et met en avant la vie dans l’opulence dont jouit une très large majorité de notre société. Certains pourtant se ressentent comme délaissé, laissé pour compte, abandonné dans leur misère ou encore au bord de la déchéance.

„Wer verstehen möchte, weshalb es mit der Rettung der Welt so elend schleppend vorangeht, sollte eine Bahnhofsbuchhandlung durchstöbern. In den Regalen dort warten die süßesten Verheißungen auf Abnehmer. (…)“

Être heureux, c’est la vision du bien-être, de la légèreté de vivre, d’apprécier la vie avec un grand soupir de satisfaction.
Les trouble-fêtes, ce sont ces mensonges que certains médias, démagogues, populistes et politiciens aiment à propager. Ils ont un nom : les Fake News. Ces instruments, nous le savons sont régulièrement utilisés par de grandes nations, industrialisées ou non. Cela n’est plus un secret de polichinelle.
Face à tant de contrariétés et d’émotions fortes, comment alors arriver à la plénitude du bonheur et de la satisfaction ? À en croire Sebastian Hermann, nous avons besoin pour cela d’une grande dose de confiance et de visions positives.

„Um große Probleme anzugehen, sind Zuversicht und positive Visionen nötig. Warum es dem Menschen – und der Welt – mehr hilft, Träumen nachzugehen, als sorgenvoll in die Zukunft zu schauen.“

C’est une masse et un flot continu d’informations qui nous inondent tous les jours. Que faire alors ?

Nous pouvons choisir librement, trier ce que nous voulons lire, voir, écouter. Nous pouvons assister à toutes les singeries, les insultes et menaces, y compris celles du Président de la plus grande puissance nucléaire de la planète. Celui-là même qui semble encore ignorer que notre planète Terre et son environnement souffrent beaucoup. Ce qui est vrai, il est de plus en plus difficile de discerner le faux de vrai. Est-ce alors la faute au Fake News de trop sensibiliser nos esprits, de renforcer nos appréhensions et craintes ?

Ne serait-il pas plus franc et serein d’admettre que la peur de l’avenir nourrit nos craintes ?

Cet inconnu des temps futurs entretient la ferveur de l’incertitude excessive. Au risque de contagion des plus hautes instances politiques internationales ! L’actualité de ces derniers jours, depuis la réunion du G7 nous le démontre bien, une pièce de théâtre décevante avec un acteur principal peu talentueux.
Sebastian Herrmann démontre dans son article la qualité de vie que nous avons. Il redonne du baume au cœur et diffuse un optimisme sans faille, sans ombre en faisant fi du paysage politique international.

„Und ehrlich: Hier im Mitteleuropa geht es

den Menschen verdammt gut“

Surtout, il remet à jour ce proverbe « ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves », Et pour cause, car l’optimisme individuel, même parfois exagéré, nourrit une forme de collectivisme avec lequel nous nous identifions volontiers.
Alors, oui, en Europe, nous avons une qualité de vie, nous nous en portons très bien. Nous ne devrions alors pas avoir peur de l’avenir !

Lire l’article dans son intégralité (en langue allemande)
Auteur : Sebastian Herrmann
Source : Süddeutsche Zeitung, 29. Mai 2018

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