Recomposition politique? Die Politik ist wild geworden : die Volksparteien erreichen das Volk nicht mehr.

Bien au-delà de nos frontières, la recomposition politique semble devenir inéluctable, elle prend une dimension européenne.


Les négociations de coalition en Allemagne laissent un goût d’incertitude chez beaucoup d’électeurs. Lire les commentaires sur les derniers articles dans la presse allemande fait apparaître l’émergence d’une incertitude grandissante de l’électorat. Le chemin directeur n’est pas suffisamment tracé pour susciter son adhésion.

Les attentes et les espoirs sont grands, les réponses et les propositions politiques ne livrent pas les réponses attendues et indispensables. De ce fait, le paysage politique se trouve déstabilisé car le doute s’installe.

« Die Bürger fordern Veränderungen, aber die Parteien bieten ihnen zu wenig an. »

Il faut accepter il est vrai que la vitesse à laquelle les bouleversements se font aujourd’hui induit que la perception de l’inaction s’en fait plus forte. Les thèmes ne sont plus uniques, ils deviennent interdisciplinaires et interfèrent entre eux: la globalisation, le changement climatique, le numérique, et bien d’autres encore. Alors quand il est difficile de trouver un accord politique viable, la crise identitaire n’est plus très loin.

La recomposition politique est en cours, qu’on se le dise bien, même s’il est dur de l’avouer publiquement. Pourquoi diriez-vous ?

Les vieux partis, conservateurs, sociaux-démocrates entre autres, sont traversés en leur sein par des courants contradictoires. C’est la guerre entre les souverainistes et les europhiles, entre les héritiers conservateurs et les progressistes d’une famille politique. Nous pouvons parler alors d’éclatement politique.

Une barrière psychologique est tombée avec l’entrée de l’extrême-droite au Bundestag. Mais ailleurs aussi. Elle marque avec évidence un essoufflement du système en place et secoue un inconscient collectif majeur. Plus, elle nourrit un profond questionnement.

Les divergences profondes entre le discours politique et les réalités économiques alimentent le mécontentement en termes de précarité salariale. Comment alors demander aux concernés de se saisir des problèmes majeurs sociétaux et européens quand bien même la famille politique dans son ensemble reste sourde à leurs difficultés quotidiennes ?

« Durch beide Parteien gehen mehrere tiefe Risse. Zum einen funktioniert das alte, über Jahrzehnte stabile Links-rechts-Schema nicht mehr. »

La rupture s’installe donc. Marc Brost constate que le schéma gauche-droite ne fonctionne plus et n’est plus le garant de la stabilité. L’auteur constate que la confrontation est aujourd’hui celle du pour ou contre la mondialisation et que le débat s’y est déplacé, rendant le compromis difficile.

« Hinzu kommt aber ein Riss, … – zwischen Parteiführung und Basis. Was bisher ein Konflikt zwischen Bevölkerung und Politik war (« die da oben » verstehen « uns hier unten » nicht), verläuft nun als Bruch durch die Parteien. »

La rupture politique est générale, verticale et horizontale. La pression devient plus élevée car aux besoins des électeurs, les partis traditionnels ne présentent aucun programme adéquat. Pour les électeurs, le risque d’un discours inaudible est bien là. A bien y regarder, il ne s’agit ni plus ni moins que de la fin d’un cycle politique et d’un passé en phase d’être révolu.

« Es wird keine Rückkehr zu den früheren bundesrepublikanischen Verhältnissen geben; zu gewohnten Lagern und Konfliktlinien. »

Cette incohérence politique latente offre cependant des sources de convergences non négligeables. Les familles politique et leurs extrêmes se ressaisissent et trouvent au centre très souvent plusieurs options. Nous en avons montré le chemin en 2017.

Un fait semble acquis aujourd’hui : la recomposition politique en France fait et fera de nombreux émules en Europe. Le modèle français est clair, structuré car il repose sur un programme de propositions très concret et très poche du Citoyen. Bien plus, il est réellement mis à exécution dans un souci constant de transparence. Il est et reste surtout porteur d’espoir.

Nous en prenons acte et nous tenons prêts.

Lire l’intégralité de l’article (en langue allemande)
Auteur: Marc Brost
Source : Die Zeit Online du 14 février 2018

Une réponse sur “Recomposition politique? Die Politik ist wild geworden : die Volksparteien erreichen das Volk nicht mehr.”

  1. Die Politik ist wild geworden: die Volksparteien erreichen das Volk nicht mehr!
    Et dans ce cas je me permets d´ajouter :

    Les médias acquièrent une importance dans la vie des systèmes politiques dès le XIXe siècle (notamment via la presse écrite). La couverture médiatique offerte par les journaux et la télévision ne permet pas toujours à ces électeurs de se faire une opinion éclairée, d’autant plus qu´au XXIe siècle les partis politiques représente une idéologie, une philosophie, une vue politique partisane dépassée par le temps. L´emprise des médias ainsi que la renaissance du régionalisme et du nationalisme nous amène à relire, de Karl Löwith (1897-1973), traduit de l’allemand par Joseph Roman, publié dans « Les Temps Modernes « Les implications politiques de la philosophie de l’existence chez Heidegger » et nous retrouvons beaucoup de parallèles avec Heidegger aux Temps modernes.
    Effectivement la politique n´arrive plus à joindre les électeurs, les citoyens/nes, faire passer leur message médiatique en les mobilisant. Cela n´est pas uniquement un phénomène uniquement Français avec une participation parfois de moins de 50% aux élections qui se déroulent en Europe et dont nous attendons anxieusement les prochaines élections en Italie où les populistes et démagogues risquent d´accéder au pouvoir !

    L´émergement des « Fake News », fausses informations qui se répandent dans les médias sont aussi responsables du désintéressement des citoyens/ennes pour la politique ainsi que des partis traditionnels dont ses représentants sont aussi victimes de diffamation, d´outrage et d´injures au même titre que les représentants des médias. Ce nouveau phénomène de la communication moderne apporté par la naissance du numérique de masse, a aussi donné naissance à une nouvelle forme de manifestation. Cette nouvelle forme de manifestation, nous pouvons l´observer dans les nouveaux « Länder » de l´ex-DDR avec « Pegida » et l´ AfD dont 92 députés de l´extrême droite siège au Bundestag. Le tribut à payer, sont des critiques parfois diffamatoires dans leur rôle joué au sein de la société par nos représentants politiques, journalistes, médias en général, qui sont accusés par les manifestants, de répandent des fausses nouvelles ou de mentir ! « Lügenpresse » est le slogan utilisés par les manifestants de « Pegida » à Dresde et aussi certains représentants de l´AfD, un parti de l´Extrême Droite, qui utilisent ce même qualificatif contre la Presse, envers les articles qui relatent ces excès de langage et menaces, ces comportements primitifs, leurs insultes, idem pour les médias audiovisuels ainsi que les représentants de partis démocratiques de même les minorités de citoyens allemands de confession musulmane et juive, sont attaquées verbalement et corporellement, cela presque que quotidiennement ! Cependant, il faut aussi souligner qu´une certaine presse est responsable de cette montée du nationalisme !

    Certes, les médias acquièrent une importance dans la vie des systèmes politiques dès le XIXe siècle (notamment via la presse écrite). Toutefois, la couverture médiatique offerte par les journaux et la télévision ne permet pas toujours à ces électeurs de se faire une opinion éclairée, d’autant que parfois une certaine presse fait le jeu des opposants au système démocratique actuel par le matraquage médiatique anti-Islam, de même l´apposition médiatique d´une certaine presse écrite et audiovisuelle face aux réformes proposées par le Président E.Macron que nous pouvons lire dans un dernier article de l´Hebdomadaire « Der Spiegel » Nr. 6 du 03.02.2018 sous le titre « Als wären wir Hotessen » dans un interview de Virginie Despentes (* 13. Juni 1969 in Nancy), une écrivaine Française, régisseuse et féministe, ancienne prostituée qui a écrit un livre « Baise-moi », qui critique la politique du Président E. Macron et prétendant que presque rien n´a changé alors qu´elle devrait se réjouir de constater que presque 50% de femmes (223) siègent à l´Assemblée Nationale » et oubliant aussi de citer toutes les réformes achevées depuis presque un an sans compter la réforme du Code du Travail, au niveau de la Santé, Éducation, Intégration bien que nous devons dénoncer les bidonvilles des réfugiés à Calais, Paris et autres villes de France ce qui est indigne de cette France des Droits de l´Homme. Toutefois, une telle interview d´une écrivaine connue surtout en Allemagne pour son titre „Fick mich“, n´est en aucun cas une référence pour plus de 72% des Français/ses qui approuvent la politique du Président E. Macron.

    Il faut aussi noter les attaques continues contre ses propositions pour relancer la construction inachevée de l´Union Européenne. Que pouvons-nous entendre ou lire d´une certaine presse allemande, mais aussi de certains politiciens de la CDU mais en particulier de la CSU, aucune nouvelle idée, vision, proposition, non, il n´a qu´un seul slogan connu en Allemagne « Qui va payer » ? Sans compter les continuelles critiques et attaques anti-européennes, qui ne font que renforcer les forces et mouvements ultra-nationalistes en Allemagne dont 92 Députés de l´AfD siègent au Bundestag ! De même que les critiques systématiques en ce qui concerne les changements actuels chez « Airbus » dont dans un article de « Die Welt Kompakt » du 16. Février 2018 sous le titre « Börse feiert Airbus » et en même temps insinue et que le représentant de Airbus, M.Tom Anders, était seul avec M. Harald Wilhelm responsable de la Direction des Finances de Airbus, sur le Podium de la Centrale de Airbus à Toulouse, absent était M. Fabris Bergier qui a perdu un « combat », nous dirons de « Coqs » contre M.T.Anders! Nous reviendrons pas sur le sujet « Airbus » que nous avions traité dans un précédent article et invitons les auteurs de l´article « Börse feiert Airbus » de relire l´interview que Fabris Bergier avait donné dans le Süddeutsche Zeitung le11. November 2017. Il s´agit uniquement de rappeler comme de fois ce mot „Kämpfen“ , »se battre » un combat, un slogan qui est si souvent utilisé dans le vocabulaire allemand lorsqu´il s´agit d´une rencontre « Franco-Allemande », même dans une rencontre de Football avec les « bleus « ! Il serait grand temps que certains allemands effacent de leur vocabulaire certains mots, certains slogans de cette dialectique de 1933 !

    Que pouvons-nous attendre du prochain gouvernement Allemand?
    Que pouvons-nous attendre des médias Allemands, presse écrite et audiovisuelle ? Vont-ils continuer de suivre la pensée philosophique de Heidegger ?
    Ou vont-ils enfin se débarrasser de ce complexe d´infaillibilité, de supériorité, datant de la proclamation à Versailles « Kaiserreich » en 1871?

    Nous les invitons tous d´entrer enfin dans ce nouveau siècle des temps modernes afin qu ´ensemble nous allons changer, transformer, inventer, un nouveau siècle des lumières, offrant aux prochaines générations, un espace de paix, sociale, solidaire, soucieux de son environnement, soucieux d´un équilibre sociale, offrant les mêmes chances sociales, éducatives et de prospérité à tous ! Un combat commun contre l´absolutisme et ultranationalisme qui a détruit l´Europe plusieurs fois dont il y a plus de 80 ans a donné le plus barbare de conflit de l´histoire de l´humanité !

    L´avenir de la démocratie n´est pas uniquement entre les mains de politiciens démocrates mais aussi entre les mains de ceux qui dirigent les médias. La démocratie va se transformer par l´émergement du numérique en une démocratie numérique. Si nos dirigeants politiques en Europe et dans le Monde ainsi que nos élites dans divers domaines essentiels qui touchent, influencent notre vie quotidienne, n´appliquent pas une nouvelle génération de sites, d’applications ou de dispositifs digitaux, de barrières juridiques, dans ce cas c´est le numérique qui sera la sentence de la mort des règles et fondements même de la démocratie.
    Conseille de lire « Internet et le débat démocratique par Patrice Flichy »

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