L’Europe au secours du bourbier allemand dans les négociations ?

Europe : six lettres qui pourraient relancer une Grande Coalition. Pourquoi diraient les Uns ? Enfin diraient les Autres !

Six lettres qui fédèrent aujourd’hui alors qu’en Septembre 2017, elles étaient tombées en disgrâce. Grande est la surprise de ce regain d’intérêt.

Martin Schulz souhaite remettre l’Allemagne à la place qui lui reviendrait : celui de moteur de la politique européenne. Un souhait pertinent, presque légitime si l’on considère les efforts déployés ces dix dernières années par les gouvernements de coalition. Nous pourrions cependant penser à une simple instrumentalisation du thème européen pour sortir de cette impasse politique sans précédent en Allemagne. La conviction n’est pas au rendez-vous, soyons clairs.

Il faut avouer que la percée fulgurante de l’extrême-droite en Septembre dernier a particulièrement chamboulé le paysage allemand.

Peut-être aussi une raison cachée de ce bourbier politique. Un faux-pas peut ouvrir la porte vers encore plus d’extrémisme. D’où l’ambiguïté pour la CSU de Seehofer mise sous pression face à ses électeurs de septembre prochain en Bavière. Une donnée embarrassante et contraignante dans une phase de négociations cruciales.

L’Europe regarde, observe, mais combien de temps encore ? Peut-elle se permettre d’attendre encore ?

Cela est moins sûr. Le calendrier est chargé sur les prochains 18 mois. Le Brexit marquera la première étape fin mars 2019, les élections européennes de mai 2019 suivront.
Endosser les idées françaises, les propositions d’Emmanuel Macron semble quelque peu opportuniste et circonstancielle. Car le thème de l’Europe n’a pas été au rendez-vous de la campagne législative de septembre dernier.

La situation pour le SPD allemand est peu enviable, les socialistes allemands ont devant leurs yeux la dégringolade de leurs homologues de Paris. Or, Martin Schulz divise au sein même de son propre parti et s’expose à des fissures internes. Enfin, et surtout, Angela Merkel incarne l’Europe à elle toute seule, c’est ancré dans l’esprit mais aussi difficile à détrôner.

Le thème de l’Europe a donc aujourd’hui le mérite de redynamiser les négociations.

Le discours et le style devront être différents alors, afin de rassembler toutes ces divergences et susceptibilités politiques sous un contrat de coalition. La démocratie, c’est aussi devoir écouter sa base et la respecter. La prochaine convention SPD du 21 janvier prochain risque d’être très disputée. De son issue dépend certainement le devenir de cette nouvelle Grande Coalition.

Néanmoins, cette impasse politique peut implicitement voir l’émergence en Allemagne d’une volonté réelle citoyenne européenne d’aller de l’avant, de replacer les thèmes au cœur des préoccupations pour mieux les résoudre. Elle voit apparaître la nécessité de redéfinir une identité européenne et de lui trouver une colonne vertébrale politique ambitieuse.

2 réponses sur “L’Europe au secours du bourbier allemand dans les négociations ?”

  1. Moin à tous (comme disent les HaRburgois en Sud d’Hambourg 😉 )

    Lieben Dank für die freundliche Aufnahme beim heutigen (13.01.) Treffen des Comitè in Hamburg und für diesen Artikel…
    Unter den aktuellen, politisch noch unklaren Verhältnissen in Deutschland möchte ich gerne Eure Initiative für ein besseres, demokratischeres Europa der Bewegung En Marche !

  2. unterstützen ,-)
    Kompetenzen meinerseits: Enthusiasmus, Ideen und sprachliche Konpetenzen, die ich gerne in Diskussionen, bei Events oder beim Übersetzen von Beiträgen einbringen möchte, um die Herzen der Menschen einschließlich der Politiker in Deutschland für die Weiterentwicklung Europas zu öffnen.

    Ich bin mir sicher, dass die großen Probleme der Menschen in Europa nicht auf der Basis eines oder mehrerer einzelnen (National-)Staaten gelöst werden können:
    Klimawandel, Energiewirtschaft, Digitaler Wandel, Soziale Verwerfungen der globalisierten Weltwirtschaft(en), Migrationsprozesse, atomare Aufrüstung und Grenzsicherungsprobleme sowie terroristische und extremistische Bedrohungen der Demokratien sind NICHT durch isolierte Massnahmen nationalstaatlich lösbar.
    Kein Land kann alleine florieren, denn alle und alles hängt heute und in Zukunft miteinander zusammen.

    Ein konkreter Schritt zu einer besseren wirtschaftlichen und sozialen Zukunft Europas kann gelingen, wenn die künftige deutsche Regierung die Vorschläge aus Frankreich aufgreift und gemeinsam, die anderen Länder der Gemeinschaft motiviert, partnerschaftlich mitzumachen. Partnerschaftliches ausgewogenes Geben und Nehmen können Europa insgesamt stabilisieren und stärken.

    Das bedeutet aber auch, dass das deutsche politische Establishment einschließlich der sog. Leitmedien die Perspektiven und Interessen der Partner reflektieren, respektieren und berücksichtigen. Denn ein (weiteres) Gedeihen der Bundesrepublik wird nur gelingen, wenn alle europäischen Nachbaren partizipieren.

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