Wie die große Koalition doch gut werden kann? La grande coalition, épisode 3 ou le retour du Jedi?

Große Koalition : man muss das Wort nur einmal laut aussprechen, schon wird man von einer gewissen Müdigkeit übermannt! (…). Aber stopp. Diese neue große Koalition könnte – sofern sie denn kommt – eine ganz andere sein. Ja, sie verspricht sogar Aufregung, Drama und Innovation.


Verantwortlich sind hierfür vor allem die äußeren Umstände, die diesem Bündnis seine Form geben. Dazu zählt zum einen die paradoxe Stärke der SPD.(…) Die Sozialdemokraten können die wesentlich mehr fordern, als es einer 20-Prozent-Partei eigentlich zustünde. Das sorgt für potenzielle Spannungen in einem Bündnis, in dem die Abstoßungskräfte nach acht Jahren zunehmen dürften. So viel zum Thema Aufregung und Drama.

Zum anderen wären die kommenden vier Jahre die Ouvertüre für die Zeit nach Merkel. Das Ende einer Ära würde seinen Schatten auf diese große Koalition werfen und die Parteien in eine neue Lage zwängen: Beide müssten in dieser Regierung ihr Profil schärfen

Nous y arrivons donc, lentement mais sûrement : la grande coalition, épisode 3.

Le dernier acte de cette trilogie prend un caractère complétement différent des deux précédents épisodes. Les enjeux sont multiples : ils sont politiques, européens et économiques.

Politique pour deux raisons .

La principale, c’est de déjà penser à l’ère après Merkel, dès aujourd’hui et de ne pas attendre demain. Alors que les pourparlers jamaïcains n’étaient pas encore tombés à l’eau, nombre d’analystes politiques s’accordaient sur un point : Angela est affaiblie. La suite, nous la connaissons.

Back to the roots ! La chancelière repart sur une possible coalition avec ses anciens partenaires sous le signe de la dépendance. Sans le SPD, elle ne peut plus aujourd’hui que provoquer de nouvelles élections. Scénario qu’elle veut éviter à tout prix. Aussi ne pourra-t’elle pas imposer SA politique sans concession.

Il n’en reste pas moins que le problème de sa succession, après 12 années aux commandes, surgit implicitement à la lumière du jour. Que personne ne s’y méprenne cependant,  je cible explicitement un changement générationnel. Le challenge sera de trouver d’ici là le charisme politique capable de reprendre le flambeau.

Pour les sociaux-démocrates, la gifle électorale de Septembre dernier a laissé un traumatisme certain.

Rappelons ici que le FDP a subi le même sort à la fin de leur coalition en 2013.

Se refaire une santé est une nécessite stratégique. Cela explique le refus initial et catégorique de Martin Schulz au soir du 24 septembre 2017 de remettre les couverts avec la CDU/CSU. Steinmeier, l’actuel président allemand, socialiste et ancien vice-chancelier allemand, a rappelé son parti à la raison, celui de l’intérêt national.

Le SPD a besoin d’un renouveau politique. Accepter une troisième coalition est envisageable, mais cette fois-ci sous une nouvelle configuration. Une qui n’use pas, politiquement parlant. Mais une coalition qui permet de se profiler aux yeux de ses adhérents … comme aussi aux yeux des potentiels électeurs de 2019 et 2021.

L’occasion pour ce parti est ainsi de redécouvrir certains thèmes tout comme de retrouver une dynamique de propositions innovantes. Voire même de s’inventer une nouvelle identité sociale-démocrate. Le débat sur un nouveau leadership au sein même du SPD fait son chemin entre-temps.

Le deuxième chapitre est l’enjeu européen, un enjeu majeur.

Les propositions européennes d’Emmanuel Macron se sont implicitement invitées dans les négociations, qu’elles fussent jamaïcaines ou kényanes. Cette fois-ci, les locuteurs sont beaucoup plus ouverts que ne l’était le parti à la fleur jaune. Acquis sont les thèmes de la défense européenne, des frontières de l’Europe, du changement climatique : il y a convergence.

Le moteur franco-allemand manque d’huile cependant sur les outils économiques. L’obsession allemande d’être déjà et de devenir encore le distributeur de billets pour l’Europe est bien ancrée dans l’esprit des citoyens et contribuables allemands. Rappelons ici l’excellente analyse de Jean Pisani-Ferry début novembre 2017.

Légitime ou pas, elle impose aux intervenants de l’Union et du SPD de tenir compte des craintes de leur électorat respectif. Ne rien faire cependant serait bien pire que de prendre l’initiative. Ceci étant, la force de proposition, c’est celle de Macron qui a devancé pas mal de monde sur ce sujet.

Les auteurs Mark Schieritz et Robert Pausch rappellent à juste titre : « Angela Merkel (…) weiß aber, dass auch Deutschland einen Preis wird bezahlen müssen, wenn Europa zusammengehalten werden soll« . L’Allemagne devra contribuer à la refonte de l’Union Européenne si elle veut une Europe forte et unie.

Le projet de Macron offre en ce sens une chance considérable aux partis en lice de se rallier autour d’un concept fédérateur, innovant et constructif dans une période de reconstruction politique indispensable.

« Die große Koalition », où la retour du social dans la rigueur budgétaire allemande ?

La pertinence de notre dernière analyse économique trouve ici un nouvel écho. Les auteurs reviennent sur des thèmes phare que nous dévelopions : l’investissement structurel, la baisse des impôts indirects.

Là encore, les intervenants auraient les moyens politiques de corriger les effets collatéraux de la rigueur budgétaire de ces dernières années, en termes d’inégalité sociale et de précarité. Il en va également, ne l’oublions pas, de couper l’herbe sous les pieds des extrémistes de gauche et de droite.

Un débat passionnant à première vue, encore plus quand on le suit de loin. Seulement voilà, les premières fausses notes retentissent.

En commençant par la base. Les Jeunes Socialistes lancent une pétition en ligne contre la Grande Coalition. Persuadés que les effets seraient de nouveau désastreux pour leur parti, ils implorent de rester à l’écart. La coalition induit le manque de débat citoyen nécessaire à la démocratie selon leurs convictions. La Présidente du groupe socialiste au Bundestag, Andrea Nahles, laisse toutes les options ouvertes, y compris de nouvelles élections.

Dans les rues d’Hambourg, le ras-le-bol se fait sentir. Les discussions autour d’une bière ou d’un « Glühwein » respirent l’exaspération face à ce méli-mélo. Le ressentiment de ne pas être les acteurs principaux à des degrés différents est croissant, le malaise s’installe véritablement.

Dans ces conditions, le retour du Jedi, celui du citoyen aux urnes, permettraient peut-être de clarifier cet imbroglio politique. Ce serait alors une belle leçon de démocratie.

Lire l’article dans son intégralité (en langue allemande)

Auteur: Mark Schieritz, Robert Pausch
Source: Die Zeit Online du 1er décembre 2017

Une réponse sur “Wie die große Koalition doch gut werden kann? La grande coalition, épisode 3 ou le retour du Jedi?”

  1. Effectivement cette phrase est d´une grande importance:  » Le projet de Macron offre en ce sens une chance considérable aux partis en lice de se rallier autour d’un concept fédérateur, innovant et constructif dans une période de reconstruction politique indispensable. »

    Toutefois, tant que cette identité européenne tant souhaitée, ne sera pas mise en évidence au-devant de notre « Identité Nationale ou Régionale » l´unification européenne restera comme un mirage, une utopie, un projet inachevé, et je citerai ce passage très instructif sur l´identité européenne parue dans le « Monde » Le Monde.fr | 13.05.2014 par Heinz Wismann (Philosophe) :
    « Le discours sur l’identité européenne sonnera creux tant qu’il ne parviendra pas à s’articuler autour d’un contenu identifiable. Or aucun des traits substantiels qu’on a pu retenir pour définir cette identité n’échappe à l’objection de figer une réalité essentiellement mouvante. Aussi faut-il se rendre à l’évidence que l’Europe n’est pas une réalité donnée, inscrite dans l’ordre naturel des choses, mais une création humaine, réalisée par les habitants, autochtones ou immigrés, du minuscule promontoire de l’immense continent asiatique, qui a reçu le nom d’Europe.

    Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de réalités européennes, mais celles-ci sont toutes des réalisations historiques, soumises aux vicissitudes du temps, se trouvant tantôt abandonnées (les vestiges), tantôt conservées en l’état (le patrimoine), tantôt assumées et prolongées, d’époque en époque, comme gages d’un avenir à inventer (les traditions). »

    En savoir plus….

    Travaillons donc ensemble au renforcement de notre identité européenne qui passe par l´acceptation de cette réalité de notre héritage culturel commun et refaire resurgir de ses cendres comme « Phoenix » cette identité européenne ! Progresser vers l’un de ses objectifs fondamentaux : une Europe plus unie et plus sociale, plus sécurisante, plus démocratique, plus solidaire !

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