Pour „avoir le point“, il nous faut faire le point. Prenons le temps du recul et apprenons de nos détracteurs.

« Pour l’instant, c’est Monsieur Macron qui a le point. Il ne faut pas chercher à le cacher. Car si l’on raconte des histoires, on n’est pas crédible ».

Il est connu pour ses interventions musclées et provocatrices, sa franchise est une de ses plus grandes qualités. Jean-Luc et Emmanuel se respectent certes, mais tout les sépare. Cela n’est pas un secret de polichinelle.


Lire et décortiquer ses tribunes mettent en valeur son franc-parler sur les problèmes de fonds. L’interprétation subjective comprend souvent la provocation, peut-être trop à vrai dire.  Elle devrait prendre du recul car l’analyse relève elle trois points d’actualités sur lesquels nous nous devons de rebondir.

Commençons par le premier si vous le voulez bien : la presse.

Est-ce aller trop loin que de parler de rangée de moutons médiatiques ? Là encore, l’interprétation est libre et subjective.

N’est-il pas déconcertant  de constater à quelle point une information peut être déformée mais surtout aussi à quelle vitesse elle l’est?  Jean-Luc et Emmanuel en ont fait leur expérience.

Le rôle légitime de la presse et celle d’informer, de diffuser. La recherche constante du format sensationnaliste est du domaine mercatique. Elle ne trouve aucune place légitime sur l’échiquier serein et citoyen d’aujourd’hui. Jean-Luc va plus loin et précise que la presse ne doit pas empêcher de penser. Il nous rappelle ainsi que notre communication se doit d’être précise et factuelle. Tout dérapage ouvre simplement des portes qui ne devraient jamais être ouvertes. Nous avons en ce sens un devoir de vigilance.

Continuons notre parcours et découvrons ensemble l’analyse du bilan.

Chacun de nous prend pleinement conscience des avancées qu’En Marche! a réalisées et réalise encore. Rendre l’impossible possible:  c’est simplement ce que nous faisons. Nous tenons ce que nous promettons, nous discutons notre action, nous concertons et mettons en œuvre. Une démarche démocratique citoyenne efficace, responsable. Aussi simple que cela, mais il fallait le faire. Peu l’ont fait, nous le faisons en toute simplicité mais avec beaucoup de détermination.

Le choc social de la rentrée était annoncé. Par la presse bien sûr, mais aussi par nos détracteurs politiques, syndicalistes, quelques européens aussi. Les faits eux sonnent différemment, la rébellion n’a pas trouvé l’écho escompté dans la rue. L’avalanche n’a pas eu lieu.

Comment je sais que Macron a le point aujourd’hui ? Parce qu’il peut se permettre d’avancer sur tant de front sociaux sans ralentir. 

Les arguments n’accrochent plus ou pas suffisamment. Jean-Luc et ses proches l’admettent et ont le courage de le faire, sans parler de leur franchise. Chapeau !
Le déclic est ailleurs car c’est l’optimisme qui prime comme un vent frais et stimulant. Cette France si ingouvernable, souvenons-nous ! Les sceptiques d’hier deviennent constructifs, les autres tentent de lever le doigt sans pour autant persuader.

Cela ne nous donne pas le droit à l’arrogance politique sous quelle que forme elle soit. Il nous faut écouter ce qu’ils nous disent tous. Dans toute critique il y a une force de proposition avec laquelle nous apprenons à comprendre, à agir, à respecter et enfin à écouter. Apprenons donc à rester humble et bienveillant sans pour autant perdre la main.

Enfin il est temps d’aborder le troisième point de notre analyse : la campagne pour les élections européennes de 2019 débute !

Jean-Luc suit Emmanuel en Grèce pour suivre un scénario presque similaire, le discours n’est pas le même cependant. Il s’agit de trouver des appuis, des alliances, de positionner un instrument politique pour se battre lors des élections européennes de 2019.

Sa démarche a le mérite d’être courageuse en retour. Être dans l’adversité stimule, je suis sûr qu’il trouvera ce qu’il cherche, que ce soit en Grèce, en Hongrie ou ailleurs encore.

Nos idées ne convergent pas heureusement mais nous avons un point commun : celui de vouloir étendre le dialogue social et politique vers l’Europe entière. La tâche sera rude, le résultat ne sera pas inné.

Ces élections européennes ne ressembleront à aucune autre.

Il s’agit de réconcilier le citoyen européen avec l’Europe, une Europe affaiblie. Le Brexit sera passé par là entre-temps, il laissera un peu plus de 70 sièges vides qu’il faudra redistribuer. Il va s’en dire que les places au parlement européen seront chères et disputées.

Serrer les rangs entre nous Marcheurs, cela nous devrons apprendre. Nous travaillerons à composer avec ces oppositions idéologiques que nous ne soupçonnons pas encore alors que nous sommes certains de les maîtriser déjà. Nous nous initierons à concilier, à rassembler. Apporter des solutions concrètes sera notre préoccupation majeure. C’est ce que Jean-Luc fait aujourd’hui en tentant de fédérer l’opposition de gauche en Europe.

Marcheuses et Marcheurs, en France et hors de France, apprendre à ne pas perdre le fil directeur devra devenir notre obsession.

En nos rangs, nous devrons reconnaître et identifier les compétences, polyglottes dans la mesure du possible. Il nous faudra les monter en puissance, les cultiver mais aussi accepter les imperfections, nos fautes. Nous ne recherchons pas de stéréotypes, nous sommes en quête de personnalités capables de porter notre message progressiste et europhile. C’est là toute la nuance.

Très souvent, ce sont nos détracteurs qui peuvent nous montrer la voie à suivre en ce sens. La presse sera elle bien là à l’heure du bilan, histoire de compter les points.

3 réponses sur “Pour „avoir le point“, il nous faut faire le point. Prenons le temps du recul et apprenons de nos détracteurs.”

  1. Agissons, en effet, pour que s’inverse la courbe de la participation aux élections européennes! Celle-ci est passée de 60% initialement à un plateau de 40% observé lors des trois derniers scrutins: ni plus ni moins que la consultation catalane, dont la représentativité et l’anticonstitutionnalité sont disputées.

  2. Une excellente analyse qui dépeint le paysage médiatique et politique.
    Oui effectivement la participation aux élections européennes de même pas 40% est une « gifle » un « affront » aux pères et fondateurs de l´UE.
    Toutefois, nous devrions tous marcher ensemble en France et hors de France, citoyennes et citoyens européennes/s, supporters et opposants, détracteurs, vers un but, celui de redécouvrir nos racines et culture commune qui est notre « Identité Européenne »! Sans elle le projet de « l´Union Européenne », le terme même d’Europe n’étant plus qu’un mot vide de sens et encore moins de convaincre les citoyennes, citoyens « Européennes » de se rendre en masse aux urnes …

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