Die Jamaika-Koalition, oder eine Koalition des Misstrauens?

Bei der Jamaika-Koalition gehen die Sondierungen in die Verlängerungen. Deadlines wurden gesetzt. Welche Risiken verbergen sich hier tatsächlich für Deutschland und für Europa?


Union, FDP und Grüne hatten es in der Nacht auf Freitag entgegen vorheriger Planungen und Absprachen nicht geschafft, die Sondierungsgespräche zu beenden. Große Streitpunkte sind neben der Flüchtlings- und Klimapolitik der Bereich Finanzen. Besonders zwischen der CSU und den Grünen hatte es wiederholt gekracht (…).

La déconfiture électorale des grands partis allemands le 24 septembre 2017 – CDU, CSU et SPD – contraint aujourd’hui la chancelière allemande à composer avec les écologistes et libéraux allemands. Les discussions sont rudes, pleines de rebondissements et de démentis. Un pas en avant, deux en arrière.

Deux mois ont passé, la chamaille politicienne contraint à jouer les prolongations ce week-end.

Soyons clairs et rappelons qu’il ne s’agit que de pourparlers préliminaires, les véritables négociations, officielles donc, n’ont pas encore débuté. Un contrat de coalition n’est pas en vue. Nous tournons un nouvel épisode de Dallas version 2017.

Aucun gouvernement en vue donc, l’exécutif encore en place et le Bundestag se contentent se gérer les affaires courantes. Dans des moments où tant de sujets méritent des décisions fortes et des ambitions nouvelles, rien n’est encourageant quand l’immobilisme s’installe. Bien au contraire!

Nous retenons notre souffle face aux trois sujets principaux de discorde.

Le premier obstacle, c’est celui de l’immigration. Les Verts souhaitent lever l’interdiction du regroupement familial pour les réfugiés ayant obtenu une simple protection dite subsidiaire. La CSU de Seehofer s’y oppose.

La deuxième pierre d’achoppement est la question climatique. Les Verts concèdent sur deux points : l’interdiction des moteurs à combustion d’ici 2030, la fermeture des mines polluantes. La contrepartie, des exigences accrues en termes de réduction des émissions de CO². Les convergences ne semblent pas être au rendez-vous. Qui plus est, les Verts se réunissent en congrès dans une semaine.

L’Europe enfin est le dernier point. Les conservateurs font preuve d’une ouverture volontariste, les Verts accueillent les propositions d’Emmanuel Macron pour une Europe forte et unie très favorablement. Le budget européen reçoit une fin de non-recevoir de la part des libéraux du FDP, qui l’eût cru ?. Autant dire que le blocage est assuré.

Merkel parle de différence graves entre les négociateurs, Lindner évoque lui simplement des différences de vue. Quelque part une forme d’euphémisme.

Dans ces conditions, comment pouvoir faire confiance à une possible coalition ?

Andrea Nahles, du SPD allemand, résume en toute clairvoyance : „Das wird eine Koalition, in der ein permanentes Gegeneinander herrscht, ein Zusammenspiel nicht stattfindet“.

C’est donc bien mal parti. Quelles sont les options possibles ?

La dérive centriste de la Chancelière Angela Merkel exaspère de plus en plus la CSU qui prône elle une attitude plus conservatrice face un populisme allemand qui monte en puissance. Seehofer est de plus en plus contesté en ses rangs. Même si son esprit fédérateur reste sa carte maîtresse, Merkel sort affaiblie politiquement. Le renouvellement politique semble inévitable à moyen terme, la relève d’une génération est engagée.  La latence est évidente, mais qui alors prendrait le relais alors ?

Nous nous voulons être positifs, admettons donc que la Jamaïque sera l’invitée d’honneur dans cette nouvelle mandature.

Ce qui risque de nous attendre : un programme minimaliste de coalition sans grande ambition, sans grand volontarisme de politique pro-européenne, un minima qui ne tiendrait pas la durée de la législature au pire.

Martin Schulz enfonce le clou et dit tout haut ce que beaucoup pense tout bas : „er gehe zwar davon aus, dass es am Ende zu einer Koalition des “kleinsten gemeinsamen Nenners” kommen werde. Diese wäre aber durch großes gegenseitiges Misstrauen geprägt. Deutschland brauche jedoch laut Schulz eine Koalition aus Partnern, die sich gegenseitig vertrauen. Das sei auch wichtig, um an der Seite Frankreichs zur Stärkung der Europäischen Union beitragen zu können“. Le ton est donné.

L’ultime option serait bien sûr de rappeler les citoyens aux urnes pour de nouvelles élections du Bundestag. Cette mise en scène, constitutionnellement faisable serait politiquement un désastre non seulement pour l’Allemagne mais aussi pour l’Europe. Ce serait offrir des voix inespérées au parti populiste AfD, ce serait donné l’Europe en pâture.
Le danger n’est donc pas immédiat, les Allemands ont cette culture du compromis que nous n’avons pas forcément en France. Malgré les pressions, Merkel saura rassembler autour d’un projet mais aussi émerger comme le leader à la fin des pourparlers. La menace reste à moyen terme bien présente. De cela, nous devons en être bien conscient.

Ajoutons à ce triste tableau une note d’optimisme si vous le voulez bien.

Au-delà des débats actuels, la nécessité de positionner nos idées progressistes en Europe se confirme. La République En Marche ne peut pas rester un mouvement politique franco-français. Loin de là!

Nos idées sauront apporter des réponses concrètes avec lesquels les citoyens européens s’identifieront demain s’ils ne le font pas déjà aujourd’hui. Une renaissance ? Nous aurons la faculté de rassembler, de rassurer, de réconcilier et d’offrir des perspectives, des innovations politiques.

Pourquoi parler cependant au futur, nous le faisons déjà aujourd’hii en Allemagne avec nos comités En Marche! Weiter so…

Une réponse sur “Die Jamaika-Koalition, oder eine Koalition des Misstrauens?”

  1. Aussi le FDP et Lindner et la CSU avec Seehofer.Co avec Söder, n’ont-ils par encore réalisé que nous vivons dans un nouveau centenaire du numérique, de l´espace, des idées, de la mondialisation et que depuis longtemps les portes du passé se sont ouvertes sur celles de l´espoir et du renouveau ?

    L’Union Européenne ne peut réussir que si les Français et les Allemands travaillent main dans la main.

    Mais cela vaut également pour l’Europe, dont nous ne pourrons garantir cette paix si précaire depuis 70 ans uniquement si nous la garantissons ensemble.
    Ce théâtre de négociations aurait certainement inspiré nos plus grands philosophe es et écrivains, Shakespeare (Macbeth), Schiller (Der Parasit), et en analysant certains des protagonistes je propose Molière avec le malade imaginaire !
    Oui ils nous rendent tous vraiment malades par leur incompétence !

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