Europa wartet auf die Deutsche……La France, son partenaire historique, encore plus!

Emmanuel Macron (…) will die Europäische Union verändern – zusammen mit Deutschland. Doch mit dem Scheitern der Jamaika-Gespräche ist plötzlich absehbare Zeit keine handlungsfähige Regierung.

In Europa stehen harte Entscheidungen an. So etwas kommt vor in der EU (..) Eine bemerkenswerte Konstellation auf der europäischen Bühne. So oder so heißt es erst einmal: warten auf die Deutschen. Das gilt auch für Macron. All jene großen Reformen, die er in seiner Rede an der Sorbonne skizziert hat, lassen sich nur mit dem Willen Deutschlands durchsetzen. Mit einer Kanzlerin in Berlin, die etwas entscheiden kann.(…)

La pièce de théâtre s’est terminée de façon abrupte, le rideau est tombé aussi.

Permettez-moi d’être surpris à posteriori du spectacle offert.

Seuls face aux autres, les Verts sont parvenus cependant à présenter leurs visions sur l´environnement, sur le climat et l’énergie en toute sincérité morale. Bien plus, ils soutiennent presque sans équivoque les propositions du Président E. Macron sur l´Europe.
Bien des propositions débattues restent impraticables tels certains arguments avancés par Mme Peter sur des thèmes comme celui de la migration, des réfugiés, ou encore de l’intégration. Sur ces points, les écologistes livrent une image globale totalement diffuse voire même utopique. Une image qui reste parfois loin, très loin, de la réalité de ce monde. Un monde qui se transforme à une vitesse telle que sur tous les continents, des millions d´êtres humains restent sur le ban des spectateurs, impuissants, mais aussi victimes de ces transformations climatiques et politiques en cours, sans oublier hélas les mouvances religieuses .

L’union européenne, dont l’Allemagne donc, ne peut pas se permettre de fermer les yeux sur cette réalité et encore moins de rester neutre. Aussi, il faut le reconnaître, ce sont bien les Verts qui ont fait le maximum de concessions afin de trouver un consensus.

Réagir, mais réagir en commun, ensemble – c’est le message principal du Président Macron, un message que le parti à la couleur jaune ne semble pas bien avoir saisi.

Il me semble important de souligner cependant le rôle crucial du chef du parti écologiste, Cem Özdemir. Je ne veux pas insister sur le manque de réalisme de certains, encore moins sur les réactions et provocations infantiles des autres. Je peux néanmoins noter une certaine dialectique masochiste que j’assimile simplement à un manque de respect envers ses locuteurs. Le seul qui a eu une attitude exemplaire et qui a appuyé une argumentation authentique et solide, c’est bien lui.

Nous pourrions lui accorder l´Oscar de l´authenticité, de la parfaite maîtrise de soi, de la véracité dans les propos tenus. Bien au-delà, sa conviction dans son rôle de politicien convaincu est de servir la cause de l´Allemagne mais aussi celle de l´Europe avant celui de son parti et de son propre égo, BRAVO et un grand respect !

Cette attitude dénote une grande perception de la réalité des problèmes posés non seulement par la mondialisation mais aussi par la métamorphose sociétale de par la confrontation des idées mais également de par la montée d´une idéologies d´extrême droite, en Europe tout comme en Allemagne aussi, il faut bien le rappeler.

Ouvrir la porte à l’extrême droite est simple. Il suffit pour cela de délaisser les problèmes majeurs et sociaux des plus défavorisé. C’est laisser une certaine élite s´enrichir impunément sur le dos des moins lotis. Les mouvements extrémistes ne résoudront rien, hormis chercher la polémique, diviser la société, attiser de nouveaux conflits, internes et externes.

Certes, notre engagement Européen, soutenu par les propositions de Macron, a un coût.

Cependant, il confortera non seulement nos valeurs fondamentales, mais il aidera aussi les quelques pays exposés au despotisme, voire à la dictature. Apporter une stabilité politique, économique, renforcer leurs infrastructures, leurs industries, leurs agricultures, ce sont des mesures politiques concrètes afin que les candidats à la migration restent dans leurs pays d´origine.

Dans ce domaine, le parti des verts s’est profilé. Aussi pourrait-il jouer un rôle essentiel dans une éventuelle coalition avec la CDU/CSU/ et peut-être le SPD , qui sait ? Cela reste bien sûr qu’une supposition à la date de ce jour…

Comme nous pouvons le constater, la discussion a sein du SPD concernant une participation à une nouvelle coalition est très discutée.

L’éventualité d´un gouvernement minoritaire n´est pas définitivement écartée.

Il semble toutefois que nous assistons à une certaine cacophonie chez le SPD, certaines personnalités exprimant différentes opinions sur le renouvellement de la grande coalition « GroKO » :

„SPD-Fraktionsvize Karl Lauterbach hält eine große Koalition grundsätzlich für möglich. Die Basis der SPD frage « nicht nach dem Etikett, sondern nach dem was drin ist » (…). Wenn wir das Land in eine bessere soziale Verfassung bringen könnten und die Union ihre Abwehrhaltung aufgäbe, wäre eine große Koalition denkbar. »

SPD-Vize Ralf Stegner plädierte dagegen für die Prüfung alternativer Modelle wie einer von der SPD tolerierten Minderheitsregierung. Wir wünschen uns weder Neuwahlen noch eine Große Koalition, (…). In Europa gibt es beispielsweise verschiedene Modelle, mit denen wir bisher in Deutschland keine Erfahrungen haben. » Dazu gehörten zum Beispiel die Tolerierung einer Minderheitsregierung, Duldungsmodelle, befristete zeitliche Verabredungen oder wechselnde Mehrheiten.“

Dans le cas d’une nouvelle grande coalition «GroKo» entre la CDU, la CSU et le SPD, les ressorts les plus importants comme l´Europe, Politique Étrangère -· Économie · Finances · Justice – Défense – Social et Travail – Santé – seront partagés entre ces trois partis.

Le scénario idéal serait de l’attribution des Affaires étrangères au SPD. Ainsi, parce que très sensible aux questions Européennes, il pourrait être envisagé de faire avancer positivement les réformes des institutions de l’Union Européenne . Elles sont urgentes, nous le savons, le président Macron nous y a parfaitement sensibilisé.

Un autre scénario serait la constitution d’un gouvernement minoritaire entre la CDU, la CSU et les Verts.

Une occasion pour les Verts de mettre en avant leurs principaux objectifs : environnement, santé sociale, éducation, numérique et agriculture.

Un tel gouvernement en Allemagne serait une première et une nouvelle expérience parlementaire . Elle pourrait voir l´émergence sur la scène politique de nouveaux « prodiges », des politiciens qui pourrons définir et conduire la future politique de leurs partis d’appartenance.

Warum eine Minderheitsregierung niemand wollen kann ? Gerade das ist es ja, was sich ihre verfassungsrechtlichen Befürworter heute von einer Minderheitsregierung erhoffen: eine Renaissance des Parlamentarismus. Ein Parlament, das nicht mehr von Koalition und Kanzleramt vor vollendete Tatsachen gestellt und als Schallraum regierungsamtlicher Kommunikation gebraucht wird.“

Toutefois, il ne faut pas être pessimiste sur la prochaine formation d´un gouvernement.

 

Les Allemands ont toujours démontré qu´ils sont pragmatiques, lucides quand il faut prendre des décisions aux enjeux importants. Ils sont ouverts aux compromis, capables de créer un consensus autour d’une conception commune de la politique extérieure allemande aussi pour l´Europe.

« Nous ne devrions pas nous concentrer sur des lignes rouges, mais plutôt sur des horizons communs. »

Emmanuel Macron

 

Lire l’article (en langue allemande)

Auteur:  Daniel Brössler, Alexander Mühlauer
Source: Süddeutsche Zeitung du 21 novembre 2017

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