Macron et la formation professionnelle, un chantier majeur de sa présidence.

Emmanuel Macron considère la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage comme un chantier majeur de sa présidence. La transformation du modèle social continue.

Durant l’automne 2017, Emmanuel Macron souhaite revoir le système de retraite, l’assurance-chômage, l’apprentissage tout comme la formation professionnelle.

Les objectifs et les moyens de la réforme ont été détaillés dans le « Plan Investissement Compétences » présenté officiellement par Edouard Philippe le lundi 25 septembre. Celui-ci dévoile les objectifs et les moyens de la réforme de la formation professionnelle.

Pour le président de la République, les choses sont claires : la mondialisation et la montée en puissance du numérique nécessitent de nouvelles connaissances.

Plus que jamais, la population active doit se former tout au long de la vie pour monter en compétence et rester employable. Selon le successeur de François Hollande, c’est à l’Etat d’intervenir.

Le ton est donné pour ce chantier. Et les moyens me diriez-vous?

Au cours de la campagne électorale, le chef de l’Etat avait promis d’investir 15 milliards d’euros en cinq ans dans la formation professionnelle. Les efforts seront prioritairement portés sur les chômeurs de longue durée, les décrocheurs et les bénéficiaires du RSA.

Aujourd’hui, en France, tous les employeurs de droit privé de plus 10 salariés ou plus sont dans l’obligation de financer la formation professionnelle continue via une taxe sur la contribution à la formation professionnelle. Cette taxe permet de financer les plans de formation conçus par les entreprises.

Qui gère tout cela aujourd’hui?

Les OPCA (organismes paritaires de branches et de collecte) ont trois missions principales : gérer les sommes récoltées via  la taxe, financer les formations, rendre éligibles les formations professionnelles. Elles respectent certain critères. Les formations doivent être certifiantes, diplômantes et enregistrées au Répertoire National des Certifications professionnelles (RNCP).

Si la réforme voulue par Emmanuel Macron va jusqu’au bout, la qualité des formations sera certifiée par des labels que le gouvernement souhaite créer.

Les OPCA devront en profondeur revoir leur rôle et s’axer notamment sur le conseil en formation professionnelle auprès des entreprises. Le sort des OPCA est donc loin d’être déterminé. Les négociations qui s’ouvriront à l’automne permettront d’en savoir plus.

Parallèlement à cette volonté française, le programme européen Erasmus + pour l’enseignement et la formation professionnelle contribue à la réalisation des objectifs européens en matière d’emploi et de croissance.

Ceux-ci sont fixés notamment dans le cadre de la stratégie Europe 2020. Ils doivent permettre la mobilité de plus de 6% des diplômés de la formation professionnelle âgés entre 18 et 24 ans ayant effectué une période de mobilité d’études ou de formation d’ici à 2020.

Et si nous parlions convergence de ce chantier?

La politique française et celle de l’Europe convergent. Elle met l’accent sur la formation professionnelle et l´importance de l’employabilité pour la population active.

Pour plus d’informations, nous recommandons l’article de Lucas Jakubowicz sur le Journal du Net du 10 octobre 2017.

 

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