Europe, mon amour, tu as de beaux yeux tu sais…

Apropos amour… Von allen Seiten schlagen Rechtspopulisten und Autonomisten auf das Projekt Europa ein. Doch es gibt auch genug Menschen, die es leidenschaftlich verteidigen. Sie brauchen nun die uneingeschränkte Unterstützung aus der Politik, um am Ende zu gewinnen.

In Frankreich wurde gewählt, Le Pen ist dem Amt nicht eingetreten. So viel Gefühl für Europa – wo ist es heute hin? Was ist daraus geworden?

Das ist daraus geworden:

« Europa wird nicht dadurch stärker, dass wir weitere Geldtöpfe aufmachen, die den Anreiz für solide Haushaltspolitik schmälern. » So der FDP-Europapolitiker Alexander Graf Lambsdorff.

Macron schwebt vor, daß ein EU-Finanzminister nach wirtschaftspolitischen Erwägungen Investitionen an Euro-Zonen-Staaten im Abschwung verteilt.(..) Wolfgang Schäuble will stattdessen einen europäischen Währungsfonds, das heißt eine Eingreiftruppe, die hilft, wenn es nicht mehr anders geht.

Europa ist wieder da, wo es immer war, bei den feinen finanzpolitischen Unterschieden, die kaum jemand versteht.(..) Jetzt ist Europa wieder ein Thema für Spezialisten.

In der Wirklichkeit ist Europa nämlich kurz davor zu explodieren.

So gesehen hat sich seit Anfang des Jahres gar nichts geändert. (..) Deutsche und französische Ökonomen haben gerade in einem Aufruf gewarnt, dass eine neue Schulden- oder Finanzkrise in nicht allzu ferner Zukunft den Euro-Raum erschüttern könnte.

Macrons Rede ist auch kein spannender Diskussionsbeitrag für die besonders Interessierten – es geht um den Weg aus einer Misere, die real und existenziell ist und jeden einzelnen Europäer betrifft.

Die deutschen Parteien haben zur gegenwärtigen Europa-Langeweile einiges beigetragen.

Trotzdem ist es ein günstiger Moment für Europa. Man kann von einem Epochenwechsel sprechen, oder etwas weniger dramatisch von einem geöffneten Zeitfenster. Die Dinge haben sich jetzt so weit zugespitzt, dass nach Jahren des Nichtredens und der Nichtentscheidungen etwas passieren wird.

Nous y voilà donc au cœur du problème ! Les choses doivent bouger pour pouvoir changer. Pour cela, il faut de la volonté, permettez-moi d’insister.

L’article d’Isabelle Raether a un mérite : celui de l’autocritique de la question européenne en Allemagne.

N’a t-il pas été surprenant de vivre la dernière campagne électorale du Bundestag, de supporter cette monotonie pure, latente, une sorte de repli sur soi-même?  L’Europe a rarement été le thème central des propos des uns et des autres. Tous se disent pro-européen convaincu. Les faits et les gestes ne convergent pas, loin de là. Nous pouvons parler de contradiction.

Présidentielles ou législatives, l’Europe aura été un point de discussion central en France. Le repli nationaliste, celui incarné par Le Pen, ou l’ouverture vers une Europe rendue aux citoyens européens, celle de Macron. Les débats ont été passionnants et longs en France, ennuyeux et courts en Allemagne.

Soyons honnêtes avec nous-mêmes et constatons les dégâts!

La poussée populiste du FN est contenue en France, l’AfD est rentré au Bundestag. Cette constatation, si accablante et évidente soit-elle, n’a pas encore véritablement percuté les esprits stratégiques et politiques en Allemagne. Zut alors…

L’Europe est notre futur politique, économique, environnemental et sociétal. Il n’ y a pas erreur possible sur la photo. Raether rajoute: „Das Europa, (…), ist nämlich schön, ein riesiger Versuch der Verständigung, der Spaß macht und die Beteiligten mit Stolz erfüllt. Ein liebenswerter, zusammengestückelter, unfertiger Kontinent. Um die Freude aber gleich zu trüben: Europa-Begeisterung allein genügt nicht, um diesen Kontinent zu gestalten.“.“

Un choc émotionnel, celui de la peur du populisme, a réveillé pas mal de conscience endormie en Europe, des Pays-Bas vers la France et l’Autriche dernièrement. Cela ne suffit pas, au risque de tomber plus bas, plus vite qu’on le pense. Nous devons tous en être parfaitement conscients.
Tout nous oppose : la flexibilité à la française versus la rigueur allemande, l’austérité germanique contre la politique d’investissement défendue par le gouvernement d’Édouard Philippe. Les uns profitent de la monnaie unique, les autres non.

Rares sont les propositions allemandes pour relancer l’Europe.

Un SPD à la recherche d’une nouvelle identité, une Union bancale et contrainte à panser ses plaies, deux partis politiques sur les starting blocks : voilà la situation politique en Allemagne. À la grande joie d’un outsider populiste qui compte chaque point en attendant le KO final.

Comment dans une telle constellation pouvoir attendre un geste constructif des politiciens allemands envers l’Europe? Défendre uniquement ses propres intérêts, c’est cultiver un immobilisme politique dangereux, un clivage contre-producteur.

Alors oui, reconnaissons-le, dans ces conditions, il est plus opportun de critiquer les propositions EM pour rebâtir l’Europe que de soumettre les propres siennes. C’est, dans un sens, une façon subtile de détourner l’attention, loin des difficultés politico-politiciennes allemandes. C’est aussi plus facile mais pourtant une preuve de faiblesse certaine.

Quelle conclusion est à tirer ?

Pour commencer, la France fait le ménage en interne, porté un mouvement de renouvellement politique, La République En Marche ! Il est né de la promesse de remettre les citoyens au cœur de la vie politique et mise sur la construction européenne. En Marche! est porté et enrichi par sa base.  Ensuite, il n’y a pas d`équivalence en Allemagne…. du moins, pas encore. Celle-ci viendra certainement, nous marchons en ce sens.

Raether, interrogatrice, conclut: „Wenn Europa möglichst wenig französisch sein soll, wie soll es aussehen, das deutsche Europa der Zukunft?“.

Nous attendons patiemment la réponse.

Lire l’article original dans son intégralité

Auteur: Elisabeth Raether
Source:  Zeit Online du 25 octobre 2017

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