Emmanuel Macron face à la presse écrite en Allemagne : „« Wir brauchen politisches Heldentum ». Analyse et réaction.

Exercice délicat devant la presse écrite allemande auquel le président Macron s’est prêté dans la revue Der Spiegel 42/2017. Prenons ensemble le temps de revenir sur les points forts avec une analyse franco-allemande. Le jeu des questions-réponses s’impose.
SPIEGEL: wie muß ein Präsident, ein Politiker sein, um Dinge voranzubringen, um Geschichte zu verändern?

Macron: „Ich persönlich denke ganz und gar nicht, daß man Großes im Alleingang oder durch einzelne Aktionen bewirken kann. Im Gegenteil (..) Ich glaube, erst wenn man den Zeitgeist begriffen hat, weiß man, was in einem gewissen Moment zu tun ist, und nur wenn man Sinn für Verantwortung hat, gelingt es, Dinge voranzutreiben. Und genau das habe ich mir zum Ziel gesetzt: zu versuchen, Frankreich und die Franzosen darin zu bestärken, sich zu verändern und weiterzuentwickeln. Das kann aber nur im Kollektiv, also miteinander klappen. Man muß die Kräfte, die das wollen, bündeln. Dasselbe gilt für Europa. »

«Ce n’est que lorsque vous avez le sens des responsabilités que vous pouvez faire avancer les choses. C’est précisément ce que je me suis fixé pour objectif d’encourager la France et les Français à changer et à se développer. Mais cela ne peut fonctionner que dans le collectif, c’est-à-dire l’un avec l’autre. Il faut regrouper les forces qui le veulent. La même chose s’applique à l’Europe. »

Un plaidoyer sans appel suffit à donner une réponse claire aux craintes de nos amis allemands. Au-delà, Macron s’adresse non seulement aux Françaises et Français mais aussi aux Européens dans leur ensemble. Le message se veut rassembleur et fédérateur. Les objectifs sont parfaitement identifiés et nommés : ensemble et seulement ensemble nous réussirons.

Spiegel : wie sieht Europa aus von dem Sie träumen ?

Macron : « Für mich besteht Europa aus drei Dingen: Souveränität, Einheit, und Demokratie…. Lassen wir uns diesen europäischen Bürgerkrieg, dessen Existenz nicht zugeben wollen, beenden und damit aufhören, ständig zu überlegen, ob wir in dieser oder jener Sache besser abschneiden als das Nachbarland. Wir müssen und auf Neues einlassen … »

Laissons derrière-nous nos conflits, nos guerres européennes du passé et arrêtons nos querelles de clocher afin de savoir qui est le meilleur, le plus fort, celui qui doit dominer au niveau de l´UE…. Jetons enfin dans cette poubelle du temps ce qui vient du passé qui nous traumatise, paralyse, ce qui nous empêche d´avancer, de transformer, d’inventer. Ce sont toutes nos querelles, tous ces préjudices du passé et tous nos clichés sur nos voisins que nous gardons en tête depuis des décennies : effaçons -les de nos mémoires. Redécouvrons nos racines culturelles européennes…

Sans vouloir tomber dans un extrémisme malsain, s’affranchir de notre complexe d’identité européenne est une priorité, aussi bien en France qu’en Europe.

Chaque citoyen européen se doit d’évoluer avec son temps. Les idées et clichés préconçus ou hérités n’ont plus leur place. Cela fait partie du passé et de l’Histoire. Il doit entrer dans la mondialisation, s’adapter au nouveau monde digital. Il doit composer avec un environnement médiatique, poussé par le numérique. Les médias aussi devront faire ce travail de fond.

L’actualité nous appelle à réfléchir sur le besoin essentiel de passer outre les préférences régionales ou nationales dans cet espace européen que nous défendons. La Catalogne en est un exemple récent quand le régionalisme nationaliste amène une situation conflictuelle.

À cela, nous devons réfléchir.

Co-auteurs : Alain Jacques Bourdichon, Tanice

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