Les enjeux des élections sénatoriales du 24 septembre 2017 : un challenge pour les Français de l’Étranger ?

2017 marquera une année électorale mouvementée et pleine de rebondissement. Les élections sénatoriales fermeront la trilogie.


Sans vouloir parler d’essoufflement, le rythme imposé aux électeurs est chargé. Ces élections retiennent moins l’attention. Il faut dire aussi que le mode de scrutin, indirect cette fois, n’interpelle pas forcément chaque électeur. Les acteurs principaux seront cette fois-ci les Grands électeurs.

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect . Les sénateurs représentant les Français établis hors de France sont élus par un collège électoral composé :

  •  des députés élus par les Français établis hors de France,
  • puis des conseillers consulaires,
  • et enfin des délégués consulaires.

Le 24 septembre, 6 sénateurs des Français de l’Étranger seront élus.

Le décor est donc planté, il est inutile de vouloir changer quoi que ce soit : cela est trop tard.

Nous parlons renouvellement de la vie politique, nous agissons bien plus loin que de simples réformes, nous parlons de transformation.

Ces grands électeurs, issus d’un appareil politique désuet, d’un monde ancien, sont-ils à même de cautionner notre projet progressiste avec leurs votes ? Rien n’est sûr, qu’on se le dise : leur engagement n’est pas assuré.

Aussi, les tentatives ambitieuses de les séduire à notre cause à quelques jours de la date butoir pourrait ressembler à une certaine improvisation dans la démarche. Soyons clairs : le programme est fort bien construit, l’argumentation est solide et ambitieuse car très proche de nos difficultés sur le terrain hors de l’Hexagone.

Je me refuse d’être court-termiste . Aussi, je  regarde les enjeux politiques de ces prochains mois plus que ce dimanche 24 septembre.

L’Europe occupe une place de choix dans le programme d’En Marche, nous avons besoin d’une Europe fière, solide. La France entend faire valoir une voix forte dans le concert européen. Les Français de l’Étranger, et plus particulièrement ceux de l’Europe, sont aux premières loges.

Les élections européennes de 2019 constituent la prochaine échéance. Juin 2020, ensuite, mettra à son programme le renouvellement des conseillers consulaires.

Quel est le rapport me diriez-vous?

Le challenge réside aujourd’hui à placer nos pions sur l’échiquier politique dans les 18 mois à venir. En France, mais aussi en Europe. Nous devons travailler sur le terrain, aller au-devant du citoyen européen dans notre circonscription. Nous devons nous inspirer, agir et apprendre.

Oui, il nous faut trouver parmi nos rangs les compétences et les volontés nécessaires à la fonction du député européen, du conseiller consulaire. Il nous faut forger ces profils, les former pour qu’ils soient les ambassadeurs d’une Europe progressiste. Il nous faudra les accompagner dans leur tâche, les nourrir de nos idées, celles que les comités savent si bien générer.

Alors oui, c’est de cette façon que nous réussirons à nous faire entendre et nous faire reconnaître comme une force politique. Au même titre que les Français de Métropole et des Dom-Tom. Compléter notre capacité d’action nous donnera les moyens de transformer les réalités quotidiennes. C’est aussi une contribution importante au redressement de la France.

Cette force de proposition, il nous faut la valoriser, la faire fructifier. Pour ceux qui le sont déjà, restez marcheurs. Pour ce qui ne le sont pas, marchez et rejoignez-nous! Car il y a du pain sur la planche….

 

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