Le défi de l’harmonisation fiscale en Europe.

Le maître du temps politique ne peut pas faire battre la mesure de toutes les horloges à la même vitesse. Bien au contraire, celles-ci s’accélèrent à l’inverse de notre impatience de citoyens.


L’impôt sur l’infortune, c’est maintenant pour les plus humbles. Que ce soit par la baisse de diverses aides, aides d’efficacité douteuse, que nous n’avons plus les moyens de pérenniser, ou bien encore que cela soit par une augmentation du diesel ou de la CSG : la baisse du revenu disponible est un risque, qu’il serait fou de nier.

Notre rossinante économique est arrêtée à bout de souffle au pied de la pente de plus en plus aigüe de la mondialisation. Sous peine de laisser crever la bête d’œdème respiratoire aigu et faute de pouvoir détourner la pente, il faut bien décharger la voiture avant de fouetter les chevaux.

L’allègement de l’impôt sur la fortune, pour les moins humbles, au bénéfice du risque et au détriment du patrimoine immobilier dormant, c’est pour presque tout de suite.

Il y a de quoi susciter l’amertume!

Même si elles font les grandes rivières voilà de bien petites économies et de bien petits gains au regard de l’appétit pantagruélique des Gargantua de l’économie numérique et de la finance mondiale. Ceux-là même qui contribuent si peu proportionnellement au bien commun des pays de lilliputiens dont elles tirent pourtant leur bien-être.

Profitant parfois du moins disant fiscal irlandais ou chypriote (compenser une situation géographique périphérique par une attractivité fiscale est compréhensible, mais jusqu’à un certain point qui a été manifestement dépassé). Usant avec habileté de niches et opacités fiscales (trading à haute fréquence en Hollande, ruling au Luxembourg), abusant des Trust offerts par ces îlots et micro états égoïstes qui narguent nos côtes et nos frontières Européennes le grand bal des faux culs de l’optimisation fiscale suit son court paisible au rythme de la désunion Européenne, dont ils entretiennent les voix de la désillusion.

Bravo!

Alors quand Macron s’entend avec l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne pour accélérer l’horloge de l’harmonisation fiscale Européenne, nous disons bravo à tous et dépêchez-vous ! La vitrine du business numérique, c’est bien l’écran de l’utilisateur sur nos territoires, le clic déclenchant à terme le profit est bien activé sur nos territoires. C’est là, chez l’utilisateur, que se situe la vraie nature du business, c’est bien là qu’il se doit d’être taxé, de façon juste et équitable : sur nos territoires respectifs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *