Attaquer cette rentrée dans des termes indispensables, ceux du volontarisme, de l’ambition et de l’exigence.

À l’aube de cette rentrée de Septembre 2017, beaucoup d’intervenants syndicaux et politiques annoncent une reprise mouvementée. Le 12 septembre, la CGT appelle à manifester. Le leader de La France insoumise dénonce un « coup d’État social » et appelle à un rassemblement populaire le 23 septembre. À entendre tant de Cassandre, nous sommes vraiment au bord du drame !


La question reste cependant à savoir si nous devons céder à ces appels. Les sondages baissent, la côte de popularité d’Emmanuel Macron s’effondre. Tout porte à le croire.

Il faut mettre en œuvre des réformes qui ne sont pas toutes faciles. Rattraper un retard de presque deux décennies d’inefficacité est une tâche difficile : souplesse sur le marché du travail, baisse des dépenses fiscales, des prélèvements fiscaux et des dépenses publiques, modernisation de la vie politique et des structures. Il faut comprendre cette mutation, l’expliquer. La révolution technologique, il nous faut aussi la dominer.

Pas si facile me diriez-vous ? Là, je vous donne raison!

Tout simplement parce que les Français détestent les réformes. Il ne s’agit pas de simplement réformer le pays, mais bien de le transformer. Cela effraie et certains cultivent cette peur médiatiquement avec ferveur, quitte à jouer les Cassandre.

La culture de la contestation est bien présente dans l’Hexagone, elle fait partie de notre histoire et de notre patrimoine social. Bien trop souvent, nous regardons ce qui va mal alors qu’il nous faudrait regarder ce qui va bien. La négation passe devant la positivité. La France sait réformer mais pas suffisamment vite. Cela est une vérité.

Quelques parallèles en Hollande et en Allemagne démontrent les bienfaits d’être courageux à réformer et à transformer.

L’ « Agenda 2010 » du chancelier Gerhard Schröder mis en place entre 2003 et 2005 a jeté les bases du succès économique de l’Allemagne d’aujourd’hui. Pour cela, il lui aura fallu remettre en cause de nombreuses zones de confort : le retrait du rôle de l’État et une plus grande responsabilisation de chacune et chacun. Si cependant cela lui a coûté son poste de chancelier, Gerhard Schröder défend encore en 2017 son programme et des bienfaits.

Plébiscité par le FMI, Emmanuel Macron doit continuer sur sa lancée et appliquer son programme. Cela nécessitera sans aucun doute beaucoup de pédagogie sur le terrain de la part du gouvernement. Les délais seront longs mais nécessaires. Rien ne sera facile et rapide mais l’enjeu en vaut la chandelle. L’impatience sera le pire ennemi.


Le risque de voir la cote du Président encore baisser est grand. La question est cependant de savoir si cela est aujourd’hui si important ? La réponse est claire : non !

Sa démarche est-elle empreinte de volontarisme, d’exigence et d’ambition ? La réponse est ferme : oui !

Il nous revient alors à tous de l’accompagner, lui tout comme le gouvernement et le corps législatif . Il nous revient forcément de relayer le programme sur le terrain.

 

 

 

 

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