Des statuts pour avoir un champ d’expression qui touche la vie des gens. Hors de France aussi?

Entretenir une dynamique partagée par aujourd’hui plus de 370.000 personnes à travers le monde n’est pas une mince affaire. La République En Marche ! a tenu sa première convention sur un thème principal : préparer et bâtir le long-terme.


Certes, les prochaines échéances électorales seront les élections européennes en 2019, Édouard Philippe a cependant bien mis en garde, je cite : « une majorité offre des devoirs plus que des droits ». L’ombre du taux d’abstention record des Législatives 2017 plane dans l’esprit des participants.

Se démarquer d’un scénario politique obsolète, celui des vieux partis, est une priorité dans l’action du mouvement. Certains observateurs et journalistes n’hésitent pas à la qualifier d’obsession au sein d’En Marche !,

Ce congrès l’a bien fait ressortir en le faisant suivre par un catalogue très complet reprenant l’ébauche des statuts et les chantiers à ouvrir. Un calendrier bien étudié et minutieusement pensé, il est le fruit d’une collégialité qui séduit parce que constructive et efficace. C’est en quelque sorte un gage de renouveau dans la vie politique française, une rupture complète avec les pratiques politiciennes. Celles justement qui ont fait fuir le citoyen de la scène politique.

Renouer avec la société civile avec une insistance démocratique est une nécessité absolue qui devra motiver chaque action et décision.
Les grandes lignes directrices des statuts rend au citoyen la place qui lui est due : celui d’acteur principal. Il n’y a pas de second rôle.

L’action ancrée sur le terrain

C’est sur le terrain en effet que nous pourrons ensemble faire avancer nos idées progressistes. Rester concret pour convaincre les indécis, pour persuader nos détracteurs, mais aussi pour ne pas décevoir.

L’action locale est privilégiée pour un meilleur ancrage. Les adhérents sont libres de leur décision, les comités locaux sont autonomes, les référents territoriaux coordonnent et représentent.

L’action s’articulera autour des premiers chantiers annoncés : la formation citoyenne, le pouvoir d’action, la mise en relation et d’accompagnement, la création d’atelier d’idées, la source de proposition par la réflexion et enfin la préparation de convention européenne.

L’intelligence collective des Français de l’Étranger oubliée?

Nous aurons toutes et tous notre rôle à jouer, sans aucun doute. À y bien regarder cependant, le débat semble rester très métropolitain. Quelle est la place des Français et des Français de l’Étranger ?

Hormis une allusion très furtive sur les 424 comités locaux sur les cinq continents dans l’introduction de la convention de samedi, date fondatrice du mouvement, il faut avouer que les grands absents furent et sont les Français de l’Étranger. Nos animateurs et référents d’Allemagne eurent quelques problèmes à se repérer et à trouver une place parmi les régions. Un oubli organisationnel sans aucun doute.

À l’aube d’une Grande Marche européenne, ce déséquilibre reste à souligner alors même que les Françaises et les Français de l’Étranger sont aux avant-postes. Ils deviennent sur le terrain les ambassadeurs du Mouvement, le pivot entre la Métropole et le Reste du Monde.

Les Français de l’étranger n’ont pas mis leur nationalité, leurs droits, leurs devoirs et attachement à la France entre parenthèses. Il faut donc leur redonner toute leur place. Tel est le projet initial d’En Marche nous concernant, celui qui a séduit nombre de nous.

Il ne faudrait pas être déçu, un réajustement en ce sens semble indispensable. Car la vie des gens hors de France, c’est la nôtre, celle de tous les jours, à Hambourg et en Allemagne.

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