L’Europe revient de loin, beaucoup reste à faire

Cahin-caha, l’Europe traçait son chemin, parsemé d’embûches, d’inactions, d’un manque d’ambition et de déceptions issues des compromis récurrents mais imparfaits. Une évolution qui a nourri de nombreux mouvements populistes, en Autriche, aux Pays-Bas ou en France. Une évolution qui a motivé un Brexit, preuve démocratique d’un insuccès et, ou d’un manque d’adhésion

L’élection  d’Emmanuel Macron en mai dernier recompose la donne politique en Europe avec le retour de la France. Le train du populisme est arrêté. Jamais le mot Europe n’a retrouvé un engouement certain que depuis cette élection.

Tout d’abord, elle a signé la défaite des populistes, à la grande satisfaction de presque tous les gouvernements européens. Ensuite, elle force le gouvernement britannique à négocier une sortie en douceur et non en force comme initialement annoncée. Enfin, elle marque en Europe la fin de cette tendance du repli sur soi et impose un coup de torchon politique d’une grande ampleur. Emmanuel Macron incarnerait-il l’avenir de l’Europe ?

Les prochaines élections allemandes seront les prochaines échéances majeures en Europe alors même que le couple franco-allemand se réveille lentement d’une hibernation de presque cinq années. Angela Merkel a bien compris la donne  et se saisit de l’argumentation à son profit. Elle a ouvert son discours et reprend de nombreux thèmes à son compte.

Il nous faut cependant rester serein : en période pré-électorale en Allemagne, il faut espérer que cette adhésion ne restera pas qu’un engouement de courte durée. Rendez-vous est pris pour cet automne.

Il faut avant tout se convaincre de la faisabilité, remplir le contrat démocratique en France et surtout, bien balayer devant notre porte d’ici là.

Depuis des années, la France ne remplit pas ses obligations budgétaires telles que définies par l’Europe et ses 28 membres. La France, l’enfant terrible en la matière, se doit de rectifier assidûment le tir. Rapidement. Faire les poussières ne suffira pas.

En se dotant d’une majorité absolue la semaine dernière, les chantiers réformateurs vont s’ouvrir et pourront écrire les nouveaux codes nécessaires à cette transformation de la France. La révolution d’Emmanuel Macron est en marche. Il revient d’être exemplaire avant tout, pour mieux persuader ensuite. C’est en donnant des signaux forts vers l’Europe que nous pourrons susciter une politique européenne, dynamique et positive.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *