Les systèmes d’appréciation s’invitent chez les ministres. Un devoir d’exemplarité ?

Qui donc d’entre nous n’a pas eu directement ou indirectement affaire avec le thème de l’appréciation du personnel ? À dire vrai, dans le privé, cela est courant et routine.

Il prend souvent la forme d’un entretien d’évaluation, une fois par an étant le minimum, mais souvent semestriel. Il permet une gestion prévisionnelle des emplois, des ressources et des compétences.

Où suis-je ? Où dois-je aller ? Savoir ce qui m’est demandé de faire ?

Comprendre ce que dois opérationnaliser dans l’entreprise et les attentes qui en découlent? Poser ensemble des objectifs, sonder les contraintes à surmonter, nommer les enjeux. L’appréciation est un acte de management important et majeur.

Il permet de mesurer les écarts entre l’Attendu et l’Atteint, d’en expliquer les raisons, de mesurer l’exigence aussi, de corriger rapidement le cas échéant. Bien plus, il confirme la compétence du salarié tout en assouvissant son besoin de reconnaissance au sein de l’entreprise. L’appréciation du personnel est perçu comme un excellent instrument de motivation dans l’entreprise.

Quoi donc de plus légitime que le système d’appréciation puisse s’imposer auprès des ministres et secrétaires d’État ?

Ce qui est valable En Bas l’est aussi En Haut ! pour aller de l’avant

Il remplirait le devoir d’exemplarité en fixant des objectifs de travail et des contraintes de résultats. Il refondrait au plus haut niveau de la République nos manières de penser, d’agir et de progresser. Il contribuerait à faire passer une France qui subit à une France qui choisit. La nuance est de taille.

Pourquoi cependant m’employer à argumenter au conditionnel alors que l’évaluation devient réalité ?

Car ce jour, chaque ministre a remis sa copie au Premier Ministre. Un maximum de 10 pages. Dix pages qui définissent pour chacun d’eux ses priorités sur les cinq prochaines années, les moyens et les mesures qu’il s’emploie à développer. Les rendez-vous d’évaluation sont déjà cadencés : tous les six mois. Ne pas remplir les attentes sera sanctionné par une remise en cause des compétences de l’intéressé.

Une volonté optimiste et exemplaire dont nous pouvons prendre acte.

Une réponse sur “Les systèmes d’appréciation s’invitent chez les ministres. Un devoir d’exemplarité ?”

  1. La capacité d’un dirigeant à diriger ne se juge pas à sa capacité à suivre un plan quinquennal, mais au contraire a sa capacité à savoir s’adapter en temps réel à un environnement qui change.

    Si on veut faire l’éloge de la nouvelle économie, mettre en avant la culture entreuprenariale, ce n’est pas en reprenant les méthodes de managements issues des grands groupes qu’on va atteindre l’objectif.

    « Ne pas remplir les attentes sera sanctionné par une remise en cause des compétences de l’intéressé ». J’espère de tout coeur que le système est un peu plus sophistiqué que ca… Dans le cas contraire, c’est les compétences de l’évaluateur qu’il faudra revoir.

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